{"id":530234,"date":"2025-12-11T07:13:00","date_gmt":"2025-12-11T06:13:00","guid":{"rendered":"https:\/\/leregardlibre.com\/?p=530234"},"modified":"2025-12-11T07:13:00","modified_gmt":"2025-12-11T06:13:00","slug":"democratie-suisse-ennemis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/histoire\/democratie-suisse-ennemis\/","title":{"rendered":"La d\u00e9mocratie et ses ennemis"},"content":{"rendered":"<p class=\"has-drop-cap\"><strong>Depuis la R\u00e9volution fran\u00e7aise, la d\u00e9mocratie fut souvent contest\u00e9e dans sa forme repr\u00e9sentative et n\u2019effa\u00e7a jamais compl\u00e8tement les aspirations autoritaires de certains courants de pens\u00e9e. Pour autant, la d\u00e9mocratie directe n\u2019a pas \u00e9chapp\u00e9 aux critiques.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>La d\u00e9mocratie moderne na\u00eet avec l\u2019av\u00e8nement des d\u00e9clarations des droits de l\u2019homme, mais dans un enthousiasme \u00e0 g\u00e9om\u00e9trie variable. Avec la mont\u00e9e en puissance des Lumi\u00e8res, dans le courant du XVIIIesi\u00e8cle, ce n\u2019est pas la d\u00e9mocratie qui occupe le premier rang des pr\u00e9occupations de la majorit\u00e9 des philosophes, mais la libert\u00e9 individuelle. Parce que libert\u00e9 et d\u00e9mocratie seraient-elles irr\u00e9vocablement irr\u00e9conciliables? Tocqueville montrera qu\u2019aucune opposition de principe n\u2019existe entre les deux, \u00e0 certaines conditions toutefois, qu\u2019il se plaira \u00e0 th\u00e9oriser, en regardant du c\u00f4t\u00e9 des Am\u00e9ricains. Des Am\u00e9ricains qui, justement, centrent leurs institutions sur la garantie de la libert\u00e9, qu\u2019elle appartienne \u00e0 l\u2019individu ou \u00e0 la collectivit\u00e9 dans laquelle il vit, c\u2019est-\u00e0-dire son Etat, dont l\u2019autonomie est pr\u00e9serv\u00e9e gr\u00e2ce au syst\u00e8me f\u00e9d\u00e9raliste r\u00e9gissant le pays.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"h-la-mefiance-face-au-peuple\"><strong>La m\u00e9fiance face au peuple<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Marqu\u00e9e par l\u2019enseignement de Rousseau, l\u2019un des rares penseurs des Lumi\u00e8res \u00e0 envisager l\u2019hypoth\u00e8se d\u00e9mocratique, la R\u00e9volution pense sa conception de la fraternit\u00e9 dans l\u2019\u00e9galit\u00e9 d\u00e9mocratique, contre l\u2019id\u00e9e monarchique, honnie. S\u2019imposera-t-elle r\u00e9ellement? En partie seulement, pour le meilleur et pour le pire. Robespierre tirera sa propre lecture de l\u2019\u0153uvre du Genevois et d\u00e9montrera par l\u2019acte que l\u2019esp\u00e9rance d\u00e9mocratique peut accoucher d\u2019une dictature \u00e0 tendance totalitaire. Les ennemis de la d\u00e9mocratie s\u2019en souviendront. L\u2019abb\u00e9 Siey\u00e8s, inspir\u00e9 de la s\u00e9paration des pouvoirs de Montesquieu et de la division des t\u00e2ches humaines analys\u00e9e par Adam Smith, n\u2019avait cependant pas attendu le d\u00e9sastre de la Terreur pour ins\u00e9rer sa vision de la d\u00e9mocratie, qu\u2019il ne contestait pas, dans un mod\u00e8le en qu\u00eate d\u2019\u00e9quilibre. Le peuple suscite une m\u00e9fiance g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour Siey\u00e8s, si la d\u00e9mocratie peut poser les fondements d\u2019un r\u00e9gime politique solide, c\u2019est uniquement dans une approche repr\u00e9sentative: l\u2019exercice du pouvoir, loin des chim\u00e8res rousseauistes, ne peut \u00eatre exerc\u00e9 que par d\u00e9l\u00e9gation \u00e0 ceux qui en ont et l\u2019envie et le loisir, sur la base d\u2019une \u00e9lection confi\u00e9e aux citoyens qui, par leurs moyens financiers, affichent les garanties d\u2019ind\u00e9pendance les plus indiscutables. Les lib\u00e9raux, v\u00e9ritables h\u00e9ritiers, \u00e0 partir des ann\u00e9es 1820, des Lumi\u00e8res et garants de la libert\u00e9 r\u00e9volutionnaire d\u00e9barrass\u00e9e des exc\u00e8s de l\u2019\u00e9galitarisme robespierriste, ne pensent pas diff\u00e9remment. La d\u00e9mocratie ne peut \u00eatre que censitaire, seule la fortune peut donner corps \u00e0 sa pratique.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"h-l-heritage-de-1789-en-berne\"><strong>L\u2019h\u00e9ritage de 1789 en berne<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Cette lecture d\u2019un r\u00e9gime politique articul\u00e9 autour de l\u2019acte d\u00e9mocratique ne tarde pas \u00e0 \u00eatre remise en question. A la chute de Napol\u00e9on, qui avait us\u00e9 de l\u2019outil d\u00e9mocratique, \u00e0 travers ses pl\u00e9biscites, pour mieux asseoir son pouvoir, deux approches antinomiques vont \u00e9merger, ancr\u00e9es dans le rejet le plus absolu du recours d\u00e9mocratique. A droite, dans le sillage de la Restauration que le chancelier Metternich esp\u00e8re instaurer en Europe, le retour des monarques se vit \u00e0 travers la ferme volont\u00e9 de refermer la parenth\u00e8se r\u00e9volutionnaire et dans la foi en une royaut\u00e9 guid\u00e9e par la seule Providence, incarnation du peuple dans son unit\u00e9 mystique. On sait que la Restauration demeurera largement un v\u0153u pieux, tant l\u2019apport r\u00e9volutionnaire avait impr\u00e9gn\u00e9 les soci\u00e9t\u00e9s lib\u00e9r\u00e9es des guerres napol\u00e9oniennes, mais peu s\u00e9duites par un retour abrupt \u00e0 l\u2019Ancien R\u00e9gime. Celui-ci devra transiger, comme le montre la Charte que Louis XVIII octroiera aux Fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais sur l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00e9chiquier politique, l\u2019avenir ne se dessine pas forc\u00e9ment non plus dans les arcanes de l\u2019\u00e9lection comme unique prescripteur d\u2019un r\u00e9gime d\u00e9mocratique performant. Les pr\u00e9socialistes Cabet, Saint-Simon ou Fourier, et surtout le p\u00e8re de l\u2019anarchisme Proudhon, con\u00e7oivent un autre projet: r\u00e9volutionner la soci\u00e9t\u00e9 dans ses fondations \u00e9conomiques afin de remplacer le gouvernement des personnes par l\u2019administration des choses, selon la formule saint-simonienne reprise par Proudhon. Si le disciple de Fourier, Victor Consid\u00e9rant, se distinguera, fait rarissime dans son pays, par son app\u00e9tence pour une d\u00e9mocratie de type direct, comparable au syst\u00e8me suisse, Proudhon, tout \u00e0 sa haine de l\u2019Etat et de toute forme d\u2019autorit\u00e9 n\u2019aspire qu\u2019\u00e0 faire table rase de tout processus recourant au vote ou \u00e0 l\u2019\u00e9lection, marchepied fatal vers un renforcement de l\u2019Etat nanti du pouvoir de l\u00e9gif\u00e9rer.<\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois, la gauche n\u2019est pas unie sur la question du r\u00e9gime id\u00e9al. L\u2019esprit antiautoritaire qu\u2019exhale l\u2019abondante production anarchiste n\u2019est pas partag\u00e9 par tout le monde et une aile plut\u00f4t r\u00e9formiste croit dans le potentiel \u00e9mancipateur de l\u2019\u00e9lection. Karl Marx en revanche, pour une fois d\u2019accord avec les anarchistes qu\u2019il ex\u00e8cre, ne per\u00e7oit aucun espoir dans les rituels \u00e0 ses yeux \u00e9lim\u00e9s d\u2019une d\u00e9mocratie fonctionnant par d\u00e9l\u00e9gation du pouvoir aux \u00e9lites \u00e9conomiques. Pour lui, le parlementarisme et les proc\u00e9dures de d\u00e9signation des d\u00e9put\u00e9s qu\u2019il pr\u00e9suppose ne constituent qu\u2019une d\u00e9mocratie formelle totalement d\u00e9connect\u00e9e de la r\u00e9alit\u00e9 que vivent les ouvriers. Il admet n\u00e9anmoins l\u2019\u00e9lection comme arme tactique, contrairement aux anarchistes qui pr\u00eachent l\u2019abstention. Elle n\u2019en reste pas moins un gadget dont la soci\u00e9t\u00e9 bourgeoise s\u2019amuse pour mieux cimenter sa mainmise sur les moyens de production, qui doivent \u00eatre exp\u00e9di\u00e9s au rebut. C\u2019est au peuple qu\u2019incombe le droit de prendre en mains la conduite des affaires publiques, en en confiant les r\u00eanes \u00e0 son avant-garde prol\u00e9tarienne, au moyen d\u2019une dictature s\u2019il le faut: la d\u00e9r\u00e9liction de l\u2019Etat bourgeois qui s\u2019ensuivra la rendra, \u00e0 terme, de toute fa\u00e7on superflue\u2026 Une nouvelle dictature? Les anarchistes, Proudhon et Bakounine en t\u00eate, une fois de plus face \u00e0 Marx, sursauteront d\u2019angoisse\u2026<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"h-le-parlementarisme-en-crise\"><strong>Le parlementarisme en crise<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 ses adversaires adoss\u00e9s \u00e0 de vastes cohortes de partisans z\u00e9l\u00e9s, l\u2019id\u00e9e de d\u00e9mocratie va r\u00e9ussir \u00e0 se faufiler dans les interstices d\u2019une histoire politique en pleine \u00e9bullition. Alors qu\u2019anarchistes et communistes s\u2019\u00e9charpent sur la notion d\u2019autorit\u00e9, alors que les monarchistes s\u2019\u00e9tranglent sur les pr\u00e9s\u00e9ances de l\u00e9gitimit\u00e9, les r\u00e9publicains parviennent \u00e0 faire entrer l\u2019id\u00e9e d\u00e9mocratique dans les m\u0153urs politiques de leurs nations respectives. Avec des variations cependant. Si les Anglais n\u2019ont jamais d\u00e9rog\u00e9 \u00e0 leur vocation parlementaire, mais en ouvrant \u00e0 petites doses les portes de Westminster au plus grand nombre, la France bascule dans la d\u00e9mocratie parlementaire dans les ann\u00e9es 1870. Les Suisses, avec leur Constitution de 1874, hissent au niveau f\u00e9d\u00e9ral une d\u00e9mocratie semi-directe exp\u00e9riment\u00e9e au pr\u00e9alable dans de nombreux cantons et les Allemands acceptent l\u2019id\u00e9e parlementaire, en guise de compromis, sous la pression des d\u00e9mocrates. Bismarck y souscrit du bout des l\u00e8vres, mais son parlementarisme ne sera pas vraiment d\u00e9mocratique.<\/p>\n\n\n\n<p>La Belle Epoque, au tournant du XX<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle, est gagn\u00e9e par une vague grandissante de scepticisme envers la d\u00e9mocratie, surtout dans son expression repr\u00e9sentative. En m\u00eame temps que s\u2019affirme l\u2019id\u00e9e d\u2019Etat-nation, se dresse un courant naviguant de plus en plus au-del\u00e0 de la droite r\u00e9publicaine. C\u2019est particuli\u00e8rement le cas en France o\u00f9 des milieux catholiques n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 afficher leur nostalgie de la royaut\u00e9. Alors que l\u2019anarchisme continue \u00e0 professer sa d\u00e9testation des instruments parlementaires et de la forme d\u00e9mocratique qui le sous-tend, la pens\u00e9e de Charles Maurras conquiert un nombre croissant d\u2019adeptes. La r\u00e9publique, avec ses compromis et ses in\u00e9vitables compromissions, est attaqu\u00e9e de toutes parts. En comparaison de sa pr\u00e9sence en France, l\u2019antiparlementarisme est plut\u00f4t discret en Suisse o\u00f9 le Parlement est moins expos\u00e9, prot\u00e9g\u00e9 par une d\u00e9mocratie semi-directe qui renvoie la responsabilit\u00e9 des d\u00e9cisions au peuple souverain. Les Chambres ne jouissent n\u00e9anmoins pas d\u2019une aura sans tache.<\/p>\n\n\n\n<p>La situation s\u2019aggrave au lendemain de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, d\u2019o\u00f9 les syst\u00e8mes gouvernementaux sortent ext\u00e9nu\u00e9s. A gauche, avec la victoire bolch\u00e9vique en 1917, l\u2019avenir rev\u00eat plus que jamais la couleur rouge du communisme, port\u00e9 par L\u00e9nine et ses sbires. Affol\u00e9e, la jeunesse bourgeoise se sent trahie par des syst\u00e8mes d\u00e9mocratiques apparemment inaptes \u00e0 inoculer un souffle nouveau dans des principes lib\u00e9raux apparemment \u00e0 bout de souffle. Les parlementaires, jug\u00e9s prisonniers de leurs bavardages, les d\u00e9sesp\u00e8rent. De plus en plus de personnes se tournent, \u00e0 partir des ann\u00e9es 1920 et surtout 1930, vers le corporatisme, comme forme d\u2019une organisation sociale \u00e9conomique \u00e0 m\u00eame de r\u00e9concilier pacifiquement le capital et le travail, par-del\u00e0 la lutte des classes, vou\u00e9e au conflit. La Suisse n\u2019est pas \u00e9pargn\u00e9e. Issus qui d\u2019un maurrassisme riche d\u2019une cohorte de fid\u00e8les surtout en Suisse romande, qui du catholicisme politique d\u00e9sormais fort d\u2019un pan chr\u00e9tien-social en d\u00e9veloppement, qui du petit commerce, repr\u00e9sentant symbolique des classes moyennes en d\u00e9licatesse avec une libert\u00e9 du commerce et de l\u2019industrie abandonn\u00e9e \u00e0 une concurrence d\u00e9sordonn\u00e9e, les corporatistes r\u00eavent d\u2019une r\u00e9organisation profonde de l\u2019ordre social.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"h-la-fascination-autoritaire\"><strong>La fascination autoritaire<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Plus attir\u00e9s par la Suisse de l\u2019Ancien R\u00e9gime que par les rituels d\u00e9mocratiques des radicaux et des lib\u00e9raux, les corporatistes entretiennent un commerce compliqu\u00e9 avec une organisation parlementaire qu\u2019ils veulent remplacer par un conseil des corporations non \u00e9lu au suffrage universel et flanqu\u00e9 du seul Conseil des Etats, pilier du f\u00e9d\u00e9ralisme qu\u2019ils ont fait leur. Au point de tr\u00e9bucher, lorsque certains d\u2019entre eux lorgnent avec trop de complaisance vers l\u2019Italie fasciste et finissent par donner la main \u00e0 une r\u00e9vision de la Constitution dans un sens plus autoritaire, initi\u00e9e par les milieux frontistes. En face, les radicaux et une partie de la gauche clairement r\u00e9formiste, ayant divorc\u00e9 du marxisme autoritaire des communistes, r\u00e9sisteront, sous les auspices de la d\u00e9mocratie directe. Durant l\u2019entre-deux-guerres, celle-ci joue \u00e0 plein son r\u00f4le de m\u00e9diateur entre les diff\u00e9rents p\u00f4les qui composent le paysage politique suisse, avec la paix du travail, sign\u00e9e en 1937, en toile de fond.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019apr\u00e8s-1945 consacre le triomphe de la d\u00e9mocratie lib\u00e9rale et sociale, dans ses diff\u00e9rentes nuances en Occident. L\u2019extension de l\u2019Etat providence matelasse une d\u00e9mocratie qu\u2019il s\u2019agit de prot\u00e9ger contre les extr\u00e9mismes. Mais l\u2019\u00e9difice se lac\u00e8re, en plusieurs \u00e9tapes \u00e0 partir des ann\u00e9es 60 et 70, avec un mouvement soixante-huitard peu engou\u00e9 par une d\u00e9mocratie d\u00e9clar\u00e9e \u00abbourgeoise\u00bb et une crise p\u00e9troli\u00e8re qui souligne la fragilit\u00e9 financi\u00e8re de l\u2019Etat social. \u00abElections, pi\u00e8ge \u00e0 c\u2026\u00bb, disaient Daniel Cohn-Bendit et ses amis. Le rejet de la d\u00e9mocratie parlementaire s\u2019acc\u00e9l\u00e8re dans les ann\u00e9es 2000, sous la pression des mouvements populistes de gauche et de droite, en rupture avec le monde politique \u00abclassique\u00bb. Obnubil\u00e9s par le pouvoir du peuple, qu\u2019ils pr\u00e9tendent spoli\u00e9 de ses pr\u00e9rogatives, certains ne jurent que par une d\u00e9mocratie directe\u2026 tout en ne cachant pas leur admiration pour les r\u00e9gimes autoritaires qui fleurissent aux marges de \u00abl\u2019Occident global\u00bb\u2026 ou en son sein! En Suisse, la d\u00e9mocratie semi-directe continue \u00e0 prouver sa capacit\u00e9 de r\u00e9silience. Mais certains, surtout \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, rep\u00e8rent en elle, \u00e0 tort selon nous, un foyer de populisme p\u00e9rilleux.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Olivier Meuwly<\/strong> est historien. Sp\u00e9cialiste du XIX<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle helv\u00e9tique, il est l\u2019auteur de nombreux essais sur la d\u00e9mocratie directe, le lib\u00e9ralisme et les partis politiques suisses.<\/em><\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\" id=\"h-vous-venez-de-lire-une-analyse-tiree-de-notre-dossier-critiques-de-la-democratie-publie-dans-notre-edition-papier-le-regard-libre-n-122\">Vous venez de lire une analyse tir\u00e9e de notre dossier \u00abCritiques de la d\u00e9mocratie\u00bb, publi\u00e9 dans notre \u00e9dition papier (<a href=\"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/cpt-editions\/le-regard-libre-n122-dossier-critiques-de-la-democratie\/\"><em>Le Regard Libre <\/em>N\u00b0122<\/a>).<\/h6>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis la R\u00e9volution fran\u00e7aise, la d\u00e9mocratie fut souvent contest\u00e9e dans sa forme repr\u00e9sentative et n\u2019effa\u00e7a jamais compl\u00e8tement les aspirations autoritaires de certains courants de pens\u00e9e. 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