{"id":525747,"date":"2024-11-21T06:00:00","date_gmt":"2024-11-21T05:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/leregardlibre.com\/?p=525747"},"modified":"2024-11-21T06:00:00","modified_gmt":"2024-11-21T05:00:00","slug":"germaine-de-stael-etat-nation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/politique\/germaine-de-stael-etat-nation\/","title":{"rendered":"Germaine de Sta\u00ebl, l\u2019oubli\u00e9e de la pens\u00e9e lib\u00e9rale"},"content":{"rendered":"<p class=\"has-drop-cap\"><strong>Fille des Lumi\u00e8res, Germaine de&nbsp;Sta\u00ebl fait naturellement sien le discours lib\u00e9ral. Mais elle le d\u00e9veloppe en l\u2019associant \u00e0 l\u2019id\u00e9e de nation, reflet du romantisme de l\u2019\u00e9poque, que le lib\u00e9ralisme a fini par apprivoiser avec le concept d\u2019Etat-nation.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Non que Germaine de&nbsp;Sta\u00ebl, la fille de Jacques Necker, n\u2019ait pas une place assur\u00e9e au panth\u00e9on du lib\u00e9ralisme europ\u00e9en. Ses liens avec Benjamin Constant, son rayonnement intellectuel depuis son refuge de Coppet, son hostilit\u00e9 \u00e0 Bonaparte sont connus et lui avaient garanti une r\u00e9putation avantageuse chez les lib\u00e9raux. Toutefois, sa post\u00e9rit\u00e9 passa davantage par la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 de son esprit, son acharnement \u00e0 d\u00e9fendre le nom v\u00e9n\u00e9r\u00e9 de son p\u00e8re, son roman <em>Corinne<\/em> et \u00e9ventuellement son <em>De l\u2019Allemagne<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Si l\u2019on sait que les \u0153uvres de Constant devaient beaucoup \u00e0 sa ma\u00eetresse, il \u00e9tait difficile de mesurer r\u00e9ellement son influence, faute de sources irr\u00e9futables. La parution en 2017 de ses <em>Ecrits politiques<\/em> a permis de mieux cerner l\u2019importance de la pens\u00e9e de Germaine de Sta\u00ebl pour un lib\u00e9ralisme en voie de formation, et qui ne peut \u00eatre saisi uniquement \u00e0 travers les Constant, Tocqueville, Say ou Bastiat.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"h-une-fille-des-lumieres\"><strong>Une fille des Lumi\u00e8res<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Germaine de&nbsp;Sta\u00ebl, peut-\u00eatre plus que les auteurs \u00e9minents qui viennent d\u2019\u00eatre cit\u00e9s, a p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 avec une acuit\u00e9 fascinante la double nature du lib\u00e9ralisme qui se d\u00e9veloppe au seuil du XIX<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle. Si elle s\u2019inscrit dans le mouvement des Lumi\u00e8res; si elle admire Condorcet et chante le culte de la raison; si, avec les philosophes, elle lorgne avec concupiscence vers le syst\u00e8me en vigueur en Grande-Bretagne, elle ne se contente pas d\u2019en restituer une plate r\u00e9p\u00e9tition. Elle a su au contraire les appr\u00e9hender dans leur ambivalence, une ambivalence forg\u00e9e par une \u00e9poque de contradictions dont elle a per\u00e7u les p\u00e9rils, mais aussi la f\u00e9condit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec les Lumi\u00e8res, elle affirme les droits irr\u00e9fragables de l\u2019individu et surtout sa capacit\u00e9 \u00e0 se perfectionner, \u00e0 \u00e9voluer, pouss\u00e9 par la libert\u00e9 qu\u2019il revendique d\u00e9sormais. Inspir\u00e9e par Condorcet, qu\u2019elle admire, elle reconna\u00eet un individu apte \u00e0 se construire au-del\u00e0 de son environnement circonscrit par la divine Providence. Constant prolongera les r\u00e9flexions de son amie.<\/p>\n\n\n\n<p>De m\u00eame, Germaine de Sta\u00ebl, tout \u00e0 sa fascination pour une monarchie de type constitutionnel, pose, dans <em>Ses consid\u00e9rations actuelles qui peuvent terminer la r\u00e9volution et des principes qui doivent fonder la r\u00e9publique<\/em>, r\u00e9dig\u00e9s vers 1800, les principes organisationnels dont les lib\u00e9raux feront leur miel. Ennemie des privil\u00e8ges h\u00e9r\u00e9ditaires, saboteurs de toute \u00e9galit\u00e9 de droit, elle admet, annon\u00e7ant ainsi Tocqueville, que des institutions populaires, r\u00e9publicaines, ne peuvent d\u00e9montrer leur solidit\u00e9 que si elles adoptent \u00abquelques-unes des id\u00e9es de l\u2019aristocratie\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Un r\u00e9gime repr\u00e9sentatif ne peut fonctionner que dans l\u2019acceptation d\u2019un \u00e9quilibre des pouvoirs th\u00e9oris\u00e9 par Montesquieu: \u00abLa balance des pouvoirs, c\u2019est la suite de combinaisons qui les am\u00e8ne \u00e0 \u00eatre d\u2019accord, et l\u2019opinion publique dans toute sa force peut seule, dans un gouvernement libre, forcer l\u2019un des deux pouvoirs \u00e0 c\u00e9der, si par malheur ils diff\u00e8rent\u00bb. L\u2019antiesclavagiste Germaine appara\u00eet ainsi&nbsp;comme un fid\u00e8le soldat du lib\u00e9ralisme naissant, qui soigne la libert\u00e9 dans une distinction subtile entre sph\u00e8re priv\u00e9e et sph\u00e8re publique.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"h-romantisme-l-avenement-du-sentiment\"><strong>Romantisme: l\u2019av\u00e8nement du sentiment<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Cependant, la Genevoise d\u2019origine ajoute au lib\u00e9ralisme une dimension dont ses coll\u00e8gues ne sont pas toujours sensibles: la prise en compte de la puissance du mouvement romantique qui, depuis les ann\u00e9es&nbsp;1770 dans le sillage du <em>Sturm und Drang<\/em>, conteste l\u2019h\u00e9g\u00e9monie de la raison triomphante, port\u00e9e par les Lumi\u00e8res et l\u2019<em>Aufkl\u00e4rung<\/em>. Contre un rationalisme comme unique jauge de la vie humaine, le romantisme postule une vision de l\u2019individu immerg\u00e9 dans un grand Tout o\u00f9 s\u2019\u00e9panouit une libert\u00e9 v\u00e9ritable, rendant justice \u00e0 sa subjectivit\u00e9, d\u00e9barrass\u00e9e d\u2019un carcan rationnel trop \u00e9troit.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce grand Tout se refl\u00e8te dans un lien particulier avec la nature, avec laquelle cet individu rendu \u00e0 son authenticit\u00e9 communie dans une unit\u00e9 reconstitu\u00e9e et que la raison, dans son individualisme mat\u00e9rialiste et conqu\u00e9rant, aurait d\u00e9chiquet\u00e9e. Le peintre allemand Caspar David Friedrich, dont on f\u00eate cette ann\u00e9e le 250<sup>e<\/sup>&nbsp;anniversaire de la naissance, a traduit avec force le lien mystique qui englobe l\u2019humain dans une nature o\u00f9 se fondent les existences individuelles. Germaine de Sta\u00ebl conna\u00eet la litt\u00e9rature allemande qui, avec la peinture, fonctionne comme le vecteur du romantisme en guerre contre ce rationalisme qui aurait ass\u00e9ch\u00e9 l\u2019\u00e2me en lui imposant sa loi, au d\u00e9triment d\u2019une approche plus ouverte de l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>A Lucerne, le m\u00e9decin philosophe Ignaz Paul Vital Troxler, l\u2019un des fondateurs du lib\u00e9ralisme suisse, puis de sa dissidence radicale \u00e0 partir de 1832, en proposera l\u2019une des d\u00e9clinaisons. Il ne semble pas avoir connu l\u2019auteure de <em>De l\u2019Allemagne<\/em>. En revanche, les \u00e9crivains allemands, elle les conna\u00eet, notamment par l\u2019interm\u00e9diaire de son admirateur transi, et pr\u00e9cepteur de ses enfants, August Wilhelm Schlegel. Cet habitu\u00e9 de Coppet est l\u2019un des fondateurs de l\u2019\u00e9cole romantique de I\u00e9na, l\u2019un des \u00e9picentres du mouvement, aux c\u00f4t\u00e9s des po\u00e8tes Tieck et Novalis. C\u2019est d\u2019ailleurs dans l\u2019universit\u00e9 de cette ville d\u2019Allemagne centrale que Troxler a \u00e9tudi\u00e9, notamment chez celui qui deviendra le grand th\u00e9oricien d\u2019un romantisme presque panth\u00e9iste: le philosophe Schelling. Troxler, lui, restera fid\u00e8le \u00e0 sa foi catholique, avec laquelle Schelling se r\u00e9conciliera plus tard.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Schlegel qui accompagne Germaine dans ses deux p\u00e9riples germaniques en 1802-1803, qui lui fait d\u00e9couvrir cette Allemagne en pleine \u00e9mulsion philosophique et en train de se construire une identit\u00e9 nationale, est aussi le fr\u00e8re de Friedrich Schlegel, fondateur de la revue Athaeneum, l\u2019organe du romantisme philosophique. C\u2019est donc une Germaine imbib\u00e9e de culture allemande qui revient en Suisse et qui s\u2019attelle \u00e0 son <em>De l\u2019Allemagne<\/em>, que Napol\u00e9on interdira d\u00e8s sa publication en 1810. Non qu\u2019elle ait rompu avec les charmes de l\u2019Italie, qu\u2019elle avait visit\u00e9e \u00e9galement avec Schlegel, et qui lui avaient inspir\u00e9 sa <em>Corinne<\/em> couronn\u00e9e d\u2019un vif succ\u00e8s populaire (1804), mais l\u2019Allemagne s\u2019\u00e9rige \u00e0 ses yeux comme le contre le contre-mod\u00e8le \u00e0 l\u2019autoritaire empire affam\u00e9 de gloire et de puissance. Sa conscience que la libert\u00e9 individuelle ne peut se borner \u00e0 reproduire les diktats de la raison pour advenir s\u2019aiguise et suivra deux chemins: l\u2019un rationnel et l\u2019autre romantique. Ces deux voies finiront par se rejoindre dans une compr\u00e9hension de l\u2019individu qui ne peut jouir de sa libert\u00e9 qu\u2019\u00e0 certaines conditions: \u00e0 travers Germaine de Sta\u00ebl, le Moi rationnel et le Moi romantique vont se rencontrer.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"h-l-invention-de-l-etat-nation\"><strong>L\u2019invention de l\u2019Etat-nation<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Elle, la protestante fervente, restitue d\u2019abord une place centrale \u00e0 la religion dans la construction individuelle. La tol\u00e9rance religieuse doit \u00eatre compl\u00e8te. Contre Voltaire qui voulait \u00e9craser l\u2019Inf\u00e2me, partiellement contre Constant qui veut renvoyer le sentiment religieux \u00e0 la sph\u00e8re priv\u00e9e, mais aussi contre Tocqueville qui n\u2019attend de la religion qu\u2019un cadre structurant pour la soci\u00e9t\u00e9, Germaine ne souhaite pas l\u2019abolir ou le relativiser abusivement: certes, \u00abun esprit superstitieux soutient quelques fois les plus d\u00e9testables institutions\u00bb, mais il faut les corriger, pas les \u00e9vincer. Elle ouvre ainsi, dans la forteresse des Lumi\u00e8res, une porte au sentiment et \u00e0 la passion et subvertit le lib\u00e9ralisme purement rationaliste en instillant en lui un \u00e9l\u00e9ment qu\u2019il avait tendance \u00e0 m\u00e9priser. La religion est une passion qu\u2019il serait erron\u00e9 de biffer du paysage politique. Mais Germaine va encore plus loin, nourrie d\u2019une philosophie allemande marqu\u00e9e par l\u2019historicisme de l\u2019ami de Goethe Johann Gottfried Herder, l\u2019un des pionniers de la pens\u00e9e nationale \u00e9mergente dans l\u2019espace germanique: elle adosse le lib\u00e9ralisme \u00e0 une pens\u00e9e nationale, autre forme du grand Tout romantique.<\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019instar de Siey\u00e8s, elle aborde certes la \u00abnation\u00bb dans sa signification de \u00abpeuple\u00bb comme nouveau souverain, successeur du roi. Mais elle ne s\u2019arr\u00eate pas l\u00e0. Elle l\u2019affirme haut et fort dans la conclusion de son <em>Des circonstances actuelles<\/em>: \u00abLa premi\u00e8re base d\u2019une R\u00e9publique, c\u2019est le patriotisme national\u00bb. L\u2019historien Michel Winock, dans sa pr\u00e9face de l\u2019\u00e9dition de 2017 de ses <em>Ecrits politiques<\/em> justement intitul\u00e9e \u00abMadame de Sta\u00ebl: le c\u0153ur et la raison\u00bb, a bien compris cet aspect capital de la pens\u00e9e de Germaine de Sta\u00ebl. Bien entendu, comme il l\u2019\u00e9crit, \u00abla d\u00e9fense de l\u2019id\u00e9e nationale est une autre mani\u00e8re pour elle de manifester son \u00ab\u00a0amour de la libert\u00e9\u00a0\u00bb, qui est le boussole politique de toute sa vie\u00bb. N\u00e9anmoins, cette d\u00e9fense de l\u2019id\u00e9e nationale dont Germaine a fait l\u2019un des piliers de son lib\u00e9ralisme pose en r\u00e9alit\u00e9 le cadre existentiel de celui-ci, dans la mesure o\u00f9 la libert\u00e9 de l\u2019individu ne trouve son exutoire que dans la libert\u00e9 de l\u2019ensemble humain o\u00f9 elle est appel\u00e9e \u00e0 s\u2019exprimer. En d\u2019autres termes, la libert\u00e9 de l\u2019individu n\u2019est r\u00e9elle qu\u2019\u00e0 la condition que le collectif dans laquelle elle s\u2019\u00e9broue soit libre aussi. Et ce collectif ne peut \u00eatre que la nation.<\/p>\n\n\n\n<p>Germaine de Sta\u00ebl \u00e9tablit une jonction entre la libert\u00e9 de l\u2019individu et celle de la collectivit\u00e9 dans laquelle il vit. Elle d\u00e9crit le principe de l\u2019Etat national, qui ne cessera de gagner en substance au cours du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, surtout lorsque, du lib\u00e9ralisme, il tombera dans l\u2019escarcelle r\u00e9publicaine. Et c\u2019est en lui que le lib\u00e9ralisme, bien qu\u2019inapte \u00e0 se maintenir seul au pouvoir, en France ou en Suisse, au-del\u00e0 de la s\u00e9quence 1830-1835, pourra d\u00e9ployer son envergure.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Etat national se transformera certes en une religion de substitution \u00e0 partir des ann\u00e9es 1890 dans maints pays. Est-ce \u00e0 dire que Germaine de Sta\u00ebl, et le lib\u00e9ralisme \u00e0 travers elle, ont dessin\u00e9 les contours de ce qui deviendra le nationalisme? Pas si vite: le lib\u00e9ralisme, par la plume de l\u2019un de ses plus \u00e9minents porte-parole, a tout simplement \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re pens\u00e9e \u00e0 admettre ce principe que toute philosophie politique a besoin d\u2019un cadre territorial pour atteindre son effectivit\u00e9, tout en cr\u00e9ant la possibilit\u00e9 de le faire \u00e9voluer vers un r\u00e9gime \u00abouvert\u00bb, plus tard d\u00e9mocratique, en somme \u00e0 l\u2019emp\u00eacher de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer en une fin en soi. La non-r\u00e9alisation pleine et enti\u00e8re de cette ambition d\u00e9coule d\u2019autres raisons, auxquelles Germaine est \u00e9trang\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Olivier Meuwly<\/strong> est historien. Sp\u00e9cialiste du XIX<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle helv\u00e9tique, il est l\u2019auteur de nombreux essais sur la d\u00e9mocratie directe, le lib\u00e9ralisme et les partis politiques suisses.<\/em><\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\" id=\"h-vous-venez-de-lire-un-article-tire-de-notre-nbsp-dossier-liberalisme-publie-dans-notre-edition-papier-nbsp-le-regard-libre-nbsp-n-111-nbsp\">Vous venez de lire un article tir\u00e9 de notre&nbsp;<a href=\"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/tag\/dossier-liberalisme\/\">dossier LIB\u00c9RALISME<\/a>, publi\u00e9 dans notre \u00e9dition papier&nbsp;(<a href=\"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/cpt-editions\/le-regard-libre-n111-dossier-liberalisme\/\"><em>Le Regard Libre<\/em>&nbsp;N\u00b0111<\/a>).&nbsp;<\/h6>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text is-stacked-on-mobile\" style=\"grid-template-columns:23% auto\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/la-paion-de-la-liberte.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-525749 size-full\"\/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p><strong>Germaine de Sta\u00ebl<br><\/strong><em><strong>L<\/strong><\/em><strong><em>a passion de la libert\u00e9<\/em><br>Edition \u00e9tablie et annot\u00e9e par Laurent Theis<\/strong><br><strong>Pr\u00e9face de Michel Winock<\/strong><br><strong>Robert Laffont, coll.&nbsp;\u00ab\u2009Bouquins\u2009\u00bb<br>2017<br>1056 pages<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-button\"><a class=\"wp-block-button__link wp-element-button\" href=\"https:\/\/www.payot.ch\/Detail\/la_passion_de_la_liberte-madame_de_stael__michel_winock-9782221191996\">Commander le livre<\/a><\/div>\n<\/div>\n<\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fille des Lumi\u00e8res, Germaine de\u00a0Sta\u00ebl fait naturellement sien le discours lib\u00e9ral. 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