{"id":524638,"date":"2024-08-29T06:00:00","date_gmt":"2024-08-29T04:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/leregardlibre.com\/?p=524638"},"modified":"2024-08-29T06:00:00","modified_gmt":"2024-08-29T04:00:00","slug":"la-nuit-du-gutsch-roman-inedit-episode-6-10","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/litterature\/la-nuit-du-gutsch-roman-inedit-episode-6-10\/","title":{"rendered":"\u00abLa nuit du G\u00fctsch\u00bb, roman in\u00e9dit (\u00e9pisode 6\/10)"},"content":{"rendered":"<p class=\"has-drop-cap\">V<strong>oici la suite du nouveau roman de l\u2019\u00e9crivain suisse Andr\u00e9&nbsp;Durussel, publi\u00e9 en primeur dans&nbsp;<em>Le Regard Libre<\/em>&nbsp;durant toute l\u2019ann\u00e9e 2024.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Durant ce temps-l\u00e0, \u00e0 Lucerne comme ailleurs en Occident, la dur\u00e9e des jours augmenta imperceptiblement, puis d\u2019une mani\u00e8re plus visible \u00e0 partir du d\u00e9but du mois de f\u00e9vrier. Il faisait encore clair lorsque Aim\u00e9 sortait de l\u2019usine. Un soir, au menu des pensionnaires des Drei K\u00f6nige, l\u2019on avait servi exceptionnellement des cr\u00eapes. Monsieur L\u00e4tsch lui avait indiqu\u00e9 que c\u2019\u00e9tait le jour de Mari\u00e4 Lichtmess, ancienne f\u00eate romaine devenue chr\u00e9tienne qui avait lieu quarante jours apr\u00e8s No\u00ebl. En fran\u00e7ais, la Chandeleur. Mais pourquoi des cr\u00eapes? Parce que leur forme circulaire et dor\u00e9e symbolisait le disque solaire lors de cette f\u00eate dite aussi \u00abdes Chandelles\u00bb. Aim\u00e9 s\u2019\u00e9tait alors souvenu que sa m\u00e8re adoptive, \u00e0 cette m\u00eame \u00e9poque de l\u2019ann\u00e9e, r\u00e9p\u00e9tait cet ancien dicton:<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>A la Chandeleur, le jour cro\u00eet d\u2019une heure.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>De la m\u00eame mani\u00e8re que cela s\u2019\u00e9tait pass\u00e9 pour la Saint-Nicolas, l\u2019on trinqua en l\u2019honneur de ce retour visible de la lumi\u00e8re, mais cette fois-ci avec un \u00abStibitzer\u00bb, ce r\u00e9put\u00e9 cidre de pomme autrichien portant l\u2019image d\u2019un renard, tandis qu\u2019au dehors, les grands pr\u00e9paratifs du <em>Fasnacht<\/em> \u00e9taient aussi devenus une r\u00e9alit\u00e9, de nuit comme de jour sur les places de la ville, malgr\u00e9 le froid persistant. Martha avait promis \u00e0 Aim\u00e9 de lui donner des pr\u00e9cisions au sujet de ces tr\u00e8s prochaines festivit\u00e9s. Elle le fit apr\u00e8s avoir achev\u00e9 son service.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Vous comprendrez mieux les diff\u00e9rentes \u00e9tapes de ces journ\u00e9es, telles que je les ai d\u00e9j\u00e0 v\u00e9cues ces derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 Lucerne\u2026 en tant qu\u2019\u00e9trang\u00e8re.Cela commence le Jeudi gras, tr\u00e8s t\u00f4t le matin. C\u2019est le <em>Schmotzige Donnschtig<\/em> en dialecte d\u2019ici, ou le <em>Schmutziger Donnerstag<\/em>. C\u2019est toujours un jeudi, celui qui pr\u00e9c\u00e8de le <em>Rosenmontag<\/em> du lundi suivant. La f\u00eate commence par un formidable coup de canon \u00e0 cinq heures du matin. Le p\u00e8re Fritschi et sa suite arrivent en barque par le lac et descendent par le Schweizerhofquai pour se rendre en cort\u00e8ge dans la vieille ville jusqu\u2019\u00e0 la fontaine de la Kapellplatz, escort\u00e9s par les <em>Guggenmusiken<\/em>. Le p\u00e8re Fritschi, qui est le grand ma\u00eetre de la corporation du Safran dont la N\u00f6lliturm est la maison, le re\u00e7oit avec tous ses accompagnantes et accompagnants. Puis il y a une v\u00e9ritable explosion de sacs en papier d\u2019o\u00f9 sortent et s\u2019\u00e9parpillent de gros confettis faits avec d\u2019anciens annuaires de t\u00e9l\u00e9phone. Ces <em>F\u00f6tzeli<\/em> pleuvent sur la foule comme de la neige, puis il y a encore des oranges qui sont jet\u00e9es. L\u2019apr\u00e8s-midi, toujours organis\u00e9 par le LFK (<em>Loz\u00e4rner Fasnachtkomitee<\/em>), le grand cort\u00e8ge avec les autorit\u00e9s et notables de la ville, ainsi que tous les groupes masqu\u00e9s et les chars, part de la Hofkirche pour gagner la ville actuelle par le Seebr\u00fccke, la place de la gare, la Pilatusstrasse et l\u2019Hirschmattstrasse.<\/p>\n\n\n\n<p>Les festivit\u00e9s embrasent ainsi toute la cit\u00e9, le vendredi, le samedi et le dimanche, mais le deuxi\u00e8me jour important, c\u2019est bien celui du <em>G\u00fcdism\u00e4ntig<\/em> d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9. C\u2019est le jour d\u2019un autre cort\u00e8ge, l\u2019apr\u00e8s-midi, organis\u00e9 par la <em>Wey-Zunft<\/em>, l\u2019autre corporation organisatrice. Le lendemain, il y a enfin un grand \u00abCorso\u00bb qui rassemble toutes les formations musicales engag\u00e9es apr\u00e8s ces nuits souvent blanches. Cela se nomme en anglais: <em>The crowning finisch to Lucerne\u2019s Carnival<\/em>. Ce \u00abcouronnement\u00bb part de la Bahnhofstrasse, il emprunte \u00e0 nouveau le Seebr\u00fccke et, par la L\u00f6wengartenstrasse, s\u2019ach\u00e8ve \u00e0 la Kapellplatz.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Et la famille Fritschi, que devient-elle dans tout cela? demanda Aim\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Eh bien, r\u00e9pondit Martha, elle quitte \u00e0 nouveau la ville en barque devant la place des J\u00e9suites vers les onze heures du soir de ce m\u00eame mardi, tandis que la f\u00eate s\u2019ach\u00e8ve officiellement \u00e0 quatre heures du matin. Vient alors l\u2019aube du mercredi des Cendres, ou <em>Aschermittwoch<\/em>. L\u2019Eglise entre dans la p\u00e9riode du car\u00eame et l\u2019on voit passer ici et l\u00e0 quelques fid\u00e8les qui, au retour de l\u2019office religieux, portent une croix de cendres dessin\u00e9e par le pr\u00eatre sur leur front. C\u2019est un peu \u00abLe Combat de Carnaval et Car\u00eame\u00bb, cette c\u00e9l\u00e8bre peinture \u00e0 l\u2019huile de Pieter Bruegel l\u2019Ancien, au c\u0153ur de la Renaissance flamande d\u2019autrefois.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 L\u2019avez-vous vue, cette toile de Bruegel? demanda encore Aim\u00e9, surpris par cette r\u00e9f\u00e9rence picturale de Martha.<\/p>\n\n\n\n<p>Martha lui indiqua que cette \u0153uvre \u00e9tait actuellement au Mus\u00e9e d\u2019Histoire de l\u2019Art \u00e0 Vienne. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019elle l\u2019avait vue, lorsqu\u2019elle avait accompagn\u00e9 un jour sa jeune s\u0153ur, qui \u00e9tait \u00e9tudiante. Puis elle ajouta, comme une sorte de confidence:<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Vous aurez peut-\u00eatre le plaisir de faire sa connaissance cet \u00e9t\u00e9? Non pas de la toile de Bruegel\u2026 mais de ma s\u0153ur! Elle envisage en effet de venir travailler ici durant ses prochaines vacances estivales, mais je dois encore n\u00e9gocier cela avec mes patrons, et Madame Elfriede en particulier\u2026 Elle est plus difficile \u00e0 convaincre que son mari.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Et en Autriche, f\u00eate-t-on aussi Carnaval? demanda encore Aim\u00e9 au terme de cette longue discussion.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Oui, bien s\u00fbr! r\u00e9pondit Martha. Mais en ce qui me concerne, je connais surtout celui de Nassereith, \u00e0 une cinquantaine de kilom\u00e8tres d\u2019Innsbruck. C\u2019est le <em>Schellerlaufen<\/em>. Il a lieu tous les trois ans seulement.<\/p>\n\n\n\n<p>En regagnant son studio, Aim\u00e9 repassait tout cela dans sa m\u00e9moire. Il r\u00e9alisa qu\u2019il n\u2019avait m\u00eame pas demand\u00e9 \u00e0 Martha le pr\u00e9nom de sa jeune s\u0153ur. Or, \u00e9trangement, cette perspective d\u2019une future rencontre le r\u00e9jouissait.<\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019usine des compteurs, son int\u00e9gration \u00e9tait maintenant accomplie. Il saisissait mieux le sens et la subtilit\u00e9 de certaines plaisanteries que faisaient les ouvriers dans leur dialecte. Il \u00e9tait respect\u00e9, mais sans l\u2019autoritarisme d\u2019un jeune chef qui a toujours raison. C\u2019\u00e9tait cela aussi qu\u2019il avait tent\u00e9 d\u2019expliquer un jour \u00e0 son ami Barti, au Waldst\u00e4tterhof. Permettre \u00e0 certains collaborateurs motiv\u00e9s de trouver une activit\u00e9 plus int\u00e9ressante dans un autre d\u00e9partement, ou un poste de travail o\u00f9 leur exp\u00e9rience \u00e9tait mieux valoris\u00e9e. Toutefois, il se souvenait toujours de ce que r\u00e9p\u00e9tait son pr\u00e9c\u00e9dent patron: <em>une entreprise industrielle n\u2019est pas et ne sera jamais une \u0153uvre de bienfaisance<\/em>. Elle procure certes du travail bien r\u00e9tribu\u00e9 \u00e0 beaucoup de personnes dont la formation ne leur permet pas de faire autre chose, mais ce travail reste dur, exigeant, parfois monotone.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur proposition de la direction, il avait r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 \u00abPr\u00e9pos\u00e9 \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9\u00bb, apr\u00e8s avoir suivi un cours de formation en emploi aupr\u00e8s de la SUVA \u00e0 la Fluhmattstrasse, cette compagnie nationale d\u2019assurance obligatoire en cas d\u2019accidents professionnels. Le port des protections indispensables pour les ouvri\u00e8res et ouvriers (lunettes, gants, etc.) n\u2019\u00e9tait pas parmi ses priorit\u00e9s, car une certaine discipline s\u2019\u00e9tait mise en place, mais c\u2019\u00e9tait surtout l\u2019organisation de la d\u00e9fense incendie qui le pr\u00e9occupait: la pose de d\u00e9tecteurs dans les halles, garder les sorties de secours toujours libres, obtenir des chariots et moyens d\u2019extinction bien distincts pour les diff\u00e9rents genres de feux, facilement accessibles de nuit comme de jour, installer des syst\u00e8mes de d\u00e9tection et d\u2019alarme en relation avec les pompiers de la ville, etc. Il avait encore beaucoup \u00e0 faire dans ce domaine, mis \u00e0 part sa fonction de contrema\u00eetre. C\u2019est pourquoi il n\u2019\u00e9tait pas rare qu\u2019en fin de journ\u00e9e, apr\u00e8s la fermeture de l\u2019usine, son petit bureau vitr\u00e9 resta le seul \u00e9clair\u00e9. Il travaillait sur de futurs am\u00e9nagements, ou prenait connaissance d\u2019offres r\u00e9centes concernant de nouveaux \u00e9quipements. Plus tranquille pour \u00e9crire sans \u00eatre d\u00e9rang\u00e9 \u00e0 tout moment, il r\u00e9digeait aussi de nouvelles directives internes \u00e0 faire valider conjointement par la Commission paritaire de l\u2019entreprise et par la direction. Des prescriptions qu\u2019il rassemblait dans un \u00e9pais classeur \u00e0 dos rouge marqu\u00e9 d\u2019une grande lettre S.: c\u2019est-\u00e0-dire <em>Sicherheit<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">*<\/p>\n\n\n\n<p>Semblables aux pages d\u2019un livre d\u2019images que l\u2019on tourne, parfois m\u00eame distraitement, les jours et les semaines de f\u00e9vrier, puis de mars, se succ\u00e9d\u00e8rent \u00e0 Lucerne, cela jusqu\u2019au d\u00e9but de ce que l\u2019on nomme commun\u00e9ment \u00abla belle saison\u00bb, marqu\u00e9e essentiellement par l\u2019afflux touristique. Comme chaque ann\u00e9e, la fabrique de compteurs de l\u2019Obergrundstrasse avait octroy\u00e9 deux apr\u00e8s-midi de cong\u00e9 non r\u00e9tribu\u00e9 \u00e0 ses ouvriers lors du Fasnacht: pour le <em>Schmutziger Donnerstag<\/em>, ainsi que pour le lundi apr\u00e8s-midi qui lui succ\u00e9dait. Toutefois, et malgr\u00e9 les explications de Martha, Aim\u00e9 ne se sentait pas concern\u00e9 directement, bien qu\u2019ayant suivi de loin le grand cort\u00e8ge final. Il avait plut\u00f4t profit\u00e9 de ces rel\u00e2ches bienvenues pour travailler \u00e0 ses cours d\u2019\u00e9lectronique industrielle, liquider la correspondance en attente, puis remplir sa <em>Steuererkl\u00e4rung<\/em> de l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente pour les autorit\u00e9s fiscales cantonales.<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00abColloques du Waldst\u00e4tterhof\u00bb du dimanche apr\u00e8s-midi avec Barti s\u2019\u00e9taient quelque peu espac\u00e9s durant la p\u00e9riode du <em>Fasnacht<\/em>, mais les th\u00e8mes de leurs discussions \u00e9taient toujours d\u2019une saisissante actualit\u00e9. Ainsi, par exemple, celui du c\u00e9libat des pr\u00eatres catholiques, vivement d\u00e9battu \u00e0 partir de la r\u00e9forme gr\u00e9gorienne des X<sup>e<\/sup> et XI<sup>e<\/sup> si\u00e8cles de notre \u00e8re. Un sujet r\u00e9current sur lequel le s\u00e9minariste avait une position int\u00e9ressante: on ne peut pas \u00abfaire abstraction du discernement dans ce domaine de la vie intime\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Les beaux jours permirent aussi \u00e0 Aim\u00e9 de ressortir son v\u00e9lo de son garage d\u2019hiver. Muni d\u2019une nouvelle plaque signal\u00e9tique LU, toujours dans cette intention de mieux conna\u00eetre les diff\u00e9rents quartiers de la ville et les villages de la r\u00e9gion sem\u00e9s autour de ce lac aux multiples bras, il fit sa premi\u00e8re sortie dans le quartier du Dreilinden, puis, une autre fois, un peu plus loin, jusqu\u2019\u00e0 Meggen. L\u2019influence des r\u00e9sidents venus autrefois d\u2019Angleterre au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle dans cette r\u00e9gion l\u2019avait frapp\u00e9. Ainsi en \u00e9tait-il du si\u00e8ge depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es seulement du Conservatoire de musique de la ville et de son vaste \u00abKonsi-Park\u00bb sur cette colline, avec ses b\u00e2timents \u00e0 tourelles qui avaient \u00e9t\u00e9 construits par l\u2019architecte anglais Edward Heweston pour la princesse Eleonora Cenci von Vicovara, n\u00e9e Spencer. Cette influence architecturale anglaise avait en r\u00e9alit\u00e9 commenc\u00e9 avec le s\u00e9jour de la reine Victoria en 1868 \u00e0 Lucerne, donnant ainsi un essor touristique nouveau dans toute la r\u00e9gion, cela jusqu\u2019au d\u00e9but de la Premi\u00e8re Guerre mondiale.<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre jour, il \u00e9tait all\u00e9 faire la premi\u00e8re baignade de la saison au \u00abBadi Meggen\u00bb, cette ancienne b\u00e2tisse de p\u00eacheurs du <em>Benzeholz<\/em> \u00e0 Meggen, r\u00e9put\u00e9e pour la situation abrit\u00e9e de sa plage. Mais la temp\u00e9rature de l\u2019eau \u00e9tait encore tr\u00e8s fra\u00eeche. Il avait poursuivi sa route jusqu\u2019\u00e0 un c\u00e9l\u00e8bre cimeti\u00e8re anglais, situ\u00e9 sur une esplanade surmont\u00e9e d\u2019une imposante chapelle aux toits pointus, dans le pur style n\u00e9ogothique. Cet \u00e9difice avait \u00e9t\u00e9 construit \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque que le Conservatoire du Dreilinden par un Anglais nomm\u00e9 Adolphus Brandt, en souvenir de sa fille Alice.<\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\" id=\"h-la-suite-dans-la-prochaine-edition-du-nbsp-regard-libre\">La suite dans la prochaine \u00e9dition du&nbsp;<em>Regard Libre<\/em>.<\/h6>\n\n\n\n<p><em><a href=\"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/litterature\/la-nuit-du-gutsch-roman-inedit-episode-5-10\/\">Vers le pr\u00e9c\u00e9dent \u00e9pisode<\/a><\/em><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici la suite du nouveau roman de l\u2019\u00e9crivain suisse Andr\u00e9&nbsp;Durussel, publi\u00e9 en primeur dans&nbsp;Le Regard Libre&nbsp;durant toute l\u2019ann\u00e9e 2024.<\/p>","protected":false},"author":1,"featured_media":522613,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[17],"tags":[972,52,53,561,973,54,55],"class_list":["post-524638","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-litterature","tag-la-nuit-du-gutsch","tag-litterature-francophone","tag-litterature-romande","tag-litterature-suisse","tag-lucerne","tag-roman","tag-roman-feuilleton"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/524638","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=524638"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/524638\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=524638"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=524638"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=524638"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}