{"id":522093,"date":"2024-01-31T23:49:00","date_gmt":"2024-01-31T22:49:00","guid":{"rendered":"https:\/\/leregardlibre.com\/?p=522093"},"modified":"2024-01-31T23:49:00","modified_gmt":"2024-01-31T22:49:00","slug":"melanie-richoz-taire-des-choses-est-une-facon-de-les-cautionner","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/litterature\/melanie-richoz-taire-des-choses-est-une-facon-de-les-cautionner\/","title":{"rendered":"M\u00e9lanie Richoz:\u00a0\u00abTaire des choses est une fa\u00e7on de les cautionner\u00bb\u00a0"},"content":{"rendered":"<p class=\"has-drop-cap\"><strong>Dans <em>Nani<\/em>, son nouveau r\u00e9cit, la Fribourgeoise d\u2019adoption d\u00e9crit le quotidien d\u2019une Albanaise victime de violences conjugales. Echange avec l\u2019auteure au sujet de son rapport \u00e0 la famille, aux individus\u2026 et \u00e0 l\u2019\u00e9criture, qui se con\u00e7oit chez elle comme une n\u00e9cessit\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Le mois de septembre est le mois de la rentr\u00e9e: au travail pour les uns, litt\u00e9raire pour les autres, journalistique pour ma part. Un samedi matin de septembre, ma coll\u00e8gue Indra et moi-m\u00eame prenons le train: direction Bulle. Nous y retrouvons l\u2019auteure M\u00e9lanie Richoz pour \u00e9changer sur sa nouvelle publication&nbsp;<em>Nani<\/em>, l\u2019histoire d\u2019Albina, une m\u00e8re de famille albanaise r\u00e9sidant \u00e0 Fribourg, qui a \u00e9t\u00e9 \u00abvendue\u00bb \u00e0 Burim, son mari. Victime de violences conjugales, Albina cherche \u00e0 s\u2019\u00e9manciper et \u00e0 prot\u00e9ger ses enfants de la violence \u00e9manant de leur p\u00e8re. C\u2019est en trouvant un travail comme femme de m\u00e9nage chez Louisa Dey, une retrait\u00e9e helv\u00e9tique, qu\u2019elle commence \u00e0 construire une autre vie.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ann\u00e9e 2023 est faste pour M\u00e9lanie Richoz: son r\u00e9cit&nbsp;<em>Mouches<\/em>&nbsp;(Slatkine, 2022) fait partie de la s\u00e9lection 2023-2024 du prix litt\u00e9raire Le Roman des Romands et elle est la laur\u00e9ate du Prix du Public de la Radio T\u00e9l\u00e9vision Suisse (RTS) pour&nbsp;<em>Nani<\/em>. Mais cette derni\u00e8re distinction, au moment o\u00f9 a eu lieu la rencontre, nul ne le sait encore. C\u2019est \u00e0 Bulle autour d\u2019un caf\u00e9, au tea-room de l\u2019artisan chocolatier Romain Leeman, que nous rencontrons l\u2019auteure, qui publie environ un livre par an.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\"><strong><em>Le Regard Libre<\/em><\/strong>: Pour quelle raison avez-vous \u00e9crit un r\u00e9cit qui aborde le sujet des violences conjugales?<\/h6>\n\n\n\n<p>M\u00e9lanie Richoz: Tout d\u2019abord, je pr\u00e9ciserai que j\u2019\u00e9cris, car j\u2019\u00e9prouve le besoin de coucher sur papier certains sujets qui me touchent, qui entrent en r\u00e9sonance avec moi. Mon \u00e9criture ne repose pas sur un choix, c\u2019est plut\u00f4t une n\u00e9cessit\u00e9 en r\u00e9ponse \u00e0 ce que j\u2019entends, \u00e0 ce que je vois chez les autres, qui me fournissent souvent des sujets pour mes cr\u00e9ations. En ce qui concerne&nbsp;<em>Nani<\/em>, m\u00eame si j\u2019ai beaucoup romanc\u00e9 l\u2019histoire, ce r\u00e9cit se base sur des faits r\u00e9els. A partir de ces faits, j\u2019ai choisi d\u2019adoucir certains passages ou anecdotes par rapport \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9, qui \u00e9tait d\u2019ailleurs bien plus horrible que ce que l\u2019on trouve dans le livre.<\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">Le personnage principal d\u2019Albina fait-il r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une personne que vous connaissez?<\/h6>\n\n\n\n<p>Oui, c\u2019est une personne que j\u2019ai rencontr\u00e9e et qui venait effectuer des heures de m\u00e9nage \u00e0 mon cabinet d\u2019ergoth\u00e9rapie. Au fil du temps, j\u2019ai beaucoup \u00e9chang\u00e9 avec elle. Il y a quinze ans, une fois, elle n\u2019est pas venue travailler et elle m\u2019a appris, quelque temps plus tard, que son mari avait plac\u00e9 une bombe \u2013 qui n\u2019a pas explos\u00e9 \u2013 sous sa voiture. Par la suite, je lui ai confi\u00e9 que son histoire me touchait beaucoup et qu\u2019il m\u2019\u00e9tait n\u00e9cessaire de l\u2019\u00e9crire. Elle m\u2019a r\u00e9pondu que c\u2019\u00e9tait ce qu\u2019elle voulait, que j\u2019\u00e9crive sur elle. Il s\u2019agissait d\u2019une demande claire, qui me d\u00e9livrait une sorte de \u00abmandat\u00bb, une autorisation \u00e0 \u00e9crire cette histoire, ce qui venait s\u2019ajouter au fait que j\u2019\u00e9tais touch\u00e9e par ce t\u00e9moignage.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/rl_melanie-richoz_indra-crittin_hd_6.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/rl_melanie-richoz_indra-crittin_hd_6-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-522095\" width=\"780\" height=\"520\"\/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\">M\u00e9lanie Richoz, dans sa ville de Bulle \u00a9 Indra Crittin pour <em>Le Regard Libre<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">Et \u00e0 propos de la th\u00e9matique, les violences conjugales?<\/h6>\n\n\n\n<p>La th\u00e9matique aurait pu \u00eatre autre, mais je trouve qu\u2019il est important de parler de ce sujet. La personne qui a servi de base au personnage d\u2019Albina souhaitait publier cette histoire pour conjurer le sort par rapport \u00e0 ses enfants. Comme vous le savez sans doute, dans ces familles o\u00f9 il y a de la violence, m\u00eame si les enfants ne sont pas directement touch\u00e9s, ceux-ci reproduisent ce qu\u2019ils ont vu ou v\u00e9cu durant leur enfance. Martine Lachat Clerc, directrice de Solidarit\u00e9 Femmes Fribourg et signataire de la postface de mon ouvrage, m\u2019avait dit que, sur les cinq enfants de cette personne qui a inspir\u00e9 le personnage d\u2019Albina, un ou deux seront violents, un ou deux autres seront victimes de violence et un, peut-\u00eatre, \u00e9chappera au mod\u00e8le, si tout va bien.<\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">Etait-ce difficile pour vous d\u2019empoigner ce th\u00e8me?<\/h6>\n\n\n\n<p>Ecrire cette histoire a engendr\u00e9 chez moi un certain nombre de questions et de peurs: ai-je vraiment le droit d\u2019\u00e9crire cette histoire? Est-ce que je stigmatise des personnes, voire une communaut\u00e9? En m\u00eame temps, le fait que j\u2019aie eu peur me para\u00eet l\u00e9gitimer le droit d\u2019\u00e9crire sur ce sujet, car il me semble que taire des choses est une fa\u00e7on de les cautionner.<\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">Par contraste avec d\u2019autres de vos r\u00e9cits, tels que&nbsp;<strong><em>Le Bus<\/em><\/strong>&nbsp;ou&nbsp;<strong><em>Les Mouches<\/em><\/strong>, \u00e9tait-ce volontaire de vous limiter exclusivement au point de vue d\u2019Albina dans&nbsp;<strong><em>Nani<\/em><\/strong>?<\/h6>\n\n\n\n<p>Oui, car il s\u2019agit du t\u00e9moignage d\u2019Albina. Il ne s\u2019agit pas d\u2019une v\u00e9rit\u00e9 absolue, mais de sa perception des \u00e9v\u00e9nements qu\u2019elle a v\u00e9cus. Il aurait \u00e9t\u00e9 int\u00e9ressant d\u2019avoir le point de vue des autres personnages de l\u2019histoire, notamment celui de la grand-m\u00e8re, mais je trouvais assez pur de ne me r\u00e9f\u00e9rer qu\u2019\u00e0 Albina, \u00e0 ce qu\u2019elle disait et \u00e0 ce que cela \u00e9veillait en moi. Le fait de me r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 elle me permettait de me mettre en r\u00e9sonance. A titre d\u2019exemple, dans le r\u00e9cit, le personnage a tout le temps froid: j\u2019avais imagin\u00e9 cela en me mettant dans sa peau et, lorsque j\u2019ai fait lire ces passages \u00e0 la personne qui a inspir\u00e9 Albina, elle m\u2019a demand\u00e9 comment j\u2019avais pu savoir qu\u2019effectivement elle avait tout le temps froid. Je pense donc qu\u2019il y a des choses qui sont partag\u00e9es inconsciemment, ou ressenties.<\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">Dans votre livre, vous d\u00e9peignez deux r\u00e9alit\u00e9s diff\u00e9rentes au sein de la communaut\u00e9 albanophone. D\u2019une part, la famille d\u2019Albina qui ressemble \u00e0 une famille \u00abnormale\u00bb en Occident. D\u2019autre part, il y a celle de Burim, beaucoup plus stricte et patriarcale\u2026 Vous \u00eates-vous document\u00e9e sur ce sujet pour \u00e9crire votre ouvrage?<\/h6>\n\n\n\n<p>Non, je me suis bas\u00e9 sur le t\u00e9moignage de cette personne pour \u00e9crire. En revanche, j\u2019ai fait relire le manuscrit par Bardhyl Mahmuti, un politologue et \u00e9crivain kosovar, qui a aussi \u00e9t\u00e9 un r\u00e9sistant et a fait ses \u00e9tudes en Suisse. Je lui ai notamment demand\u00e9 de me dire si mon manuscrit \u00e9tait stigmatisant. Il a lu le projet et m\u2019a fourni des pr\u00e9cisions pour mieux situer les \u00e9l\u00e9ments par rapport au contexte historique. Je savais que le personnage de Burim \u00e9tait un margoulin, un voleur de voitures, un fraudeur. J\u2019imaginais qu\u2019\u00e0 un moment du r\u00e9cit, il retournerait au pays pour apporter une voiture voil\u00e9e. Or, le politologue m\u2019informe qu\u2019\u00e0 ce moment-l\u00e0, ce personnage n\u2019aurait pas pu le faire: il y avait la guerre, il \u00e9tait impossible de passer cinq douanes avec une voiture vol\u00e9e sans se faire attraper. C\u2019\u00e9tait encore imaginable pour l\u2019aller, mais le retour e\u00fbt \u00e9t\u00e9 impossible.<\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">Quelles autres informations contextuelles inattendues vous a fournies ce politologue?<\/h6>\n\n\n\n<p>Il m\u2019a notamment inform\u00e9 que, dans leur pays, les trafiquants bidouillaient les compteurs de kilom\u00e8tres. En outre, Burim dans le livre est \u00able fils du boucher\u00bb \u2013 son p\u00e8re, qui est venu en Suisse avec lui, \u00e9tait boucher. Or, mon interlocuteur m\u2019a inform\u00e9 que si une personne avait une boucherie au Kosovo, celle-ci n\u2019\u00e9migrerait pas en Suisse, \u00e0 moins qu\u2019il y ait eu un probl\u00e8me. C\u2019est pourquoi, dans le r\u00e9cit, j\u2019ai fait en sorte que le p\u00e8re de Burim vende sa boucherie avant de venir en Suisse avec sa famille.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/rl_melanie-richoz_indra-crittin_hd_7.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/rl_melanie-richoz_indra-crittin_hd_7-683x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-522096\" width=\"683\" height=\"1024\"\/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\">M\u00e9lanie Richoz, dans sa ville de Bulle \u00a9 Indra Crittin pour <em>Le Regard Libre<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">Dans vos autres r\u00e9cits, vous traitez de th\u00e9matiques quelque peu taboues. Ainsi, si l\u2019on se base sur&nbsp;<strong><em>Le Bus<\/em><\/strong>, l\u2019h\u00e9ro\u00efne d\u00e9couvre adolescente qu\u2019elle a une pathologie (le&nbsp;syndrome de Mayer-Rokitansky-K\u00fcster-Hauser) qui la rend st\u00e9rile et rend difficile sa vie sexuelle; dans&nbsp;<strong><em>Mouches<\/em><\/strong>, Mme Dumas souffre d\u2019Alzheimer\u2026 Finalement,&nbsp;<strong><em>Nani<\/em><\/strong>&nbsp;parle des violences conjugales. Ces th\u00e9matiques jug\u00e9es parfois \u00abtaboues\u00bb vous tiennent-elles \u00e0 c\u0153ur?<\/h6>\n\n\n\n<p>Etant soignante de formation, je suis int\u00e9ress\u00e9e par ces sujets, mais ce sont plut\u00f4t les sujets qui viennent \u00e0 moi. Cerise, la protagoniste du&nbsp;<em>Bus<\/em>, est aussi inspir\u00e9e d\u2019une personne que je connais qui souffre de cette pathologie. Dans ce r\u00e9cit, la sc\u00e8ne o\u00f9 la m\u00e8re de Cerise lui dit, en apprenant sa maladie, que ce n\u2019est pas si grave, qu\u2019elle est jolie, et qu\u2019au moins elle n&rsquo;est pas rousse, est v\u00e9ridique. Tous les \u00e9l\u00e9ments choquants sont issus de la r\u00e9alit\u00e9. Il faut dire aussi que j\u2019ai \u00e9crit&nbsp;<em>Le Bus<\/em>&nbsp;avant mes 40 ans, juste avant d\u2019avoir mon enfant. J\u2019avais \u00e0 ce moment-l\u00e0 beaucoup de questionnements sur ce que c\u2019est d\u2019\u00eatre une femme, la fa\u00e7on de trouver sa place\u2026 En devenant m\u00e8re \u00e0 41 ans, j\u2019ai v\u00e9cu la pression sociale, la perte d\u2019esp\u00e9rance de l\u2019entourage&nbsp;et le fait d\u2019\u00eatre m\u00e8re. Je me sentais alors l\u00e9gitime de parler de ce sujet.<\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">La question de la famille parcourt \u00e9galement votre \u0153uvre. Il y a, dans plusieurs de vos livres, des arbres g\u00e9n\u00e9alogiques plac\u00e9s au d\u00e9but des r\u00e9cits et, dans la plupart des histoires, il y a un secret li\u00e9 \u00e0 ces familles. Cela me fait penser que, dans une interview pour le journal&nbsp;<em>Le Temps<\/em>, l\u2019\u00e9crivain am\u00e9ricain Douglas Kennedy d\u00e9clarait l\u2019automne dernier: \u00abDepuis les Grecs, la famille est le fondement de toutes les histoires. C\u2019est la base de toute soci\u00e9t\u00e9 et de tout pays. La cellule familiale est consid\u00e9r\u00e9e comme un refuge, mais c\u2019est une illusion. [\u2026] Trouvez-moi une famille ou un pays sans secret.\u00bb<\/h6>\n\n\n\n<p>Ce qui nous construit lorsque l\u2019on est enfant a une immense r\u00e9percussion sur ce que l\u2019on devient en tant qu\u2019adulte. Or, lorsque l\u2019on est enfant, les personnes qui nous entourent sont notre famille. A vrai dire, je n\u2019ai jamais eu vraiment l\u2019impression d\u2019\u00e9crire sp\u00e9cifiquement sur la famille. La citation me fait penser \u00e0 un ouvrage de l\u2019\u00e9crivain fran\u00e7ais R\u00e9gis Jauffret,&nbsp;<em>Asile de fous<\/em>&nbsp;(Gallimard, 2005). Sur le quatri\u00e8me de couverture de ce livre, Jauffret dit en substance que toutes les familles sont des asiles de fous. Me concernant, je pense plut\u00f4t avoir un amour pour l\u2019individu. En fait, je n\u2019\u00e9prouve pas le souhait de parler de la famille, des secrets, de la maladie, de la place de la famille dans la soci\u00e9t\u00e9, du suicide, mais j\u2019ai le souhait de raconter des histoires dans lesquelles le personnage, qui appartient \u00e0 un syst\u00e8me, vit quelque chose.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Ecrire \u00e0 l\u2019auteur:&nbsp;<a href=\"mailto:ivan.garcia@leregardlibre.com\">ivan.garcia@leregardlibre.com<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">Vous venez de lire une interview&nbsp;publi\u00e9e dans notre \u00e9dition papier (<a href=\"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/cpt-editions\/le-regard-libre-n103-dossier-transports\/\"><em>Le Regard Libre<\/em>&nbsp;N\u00b0103<\/a>).<\/h6>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile\" style=\"grid-template-columns:18% auto\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/7a75fafcc4c2c8811cdf7e2b446a68f6fecc904e_364_front_201x364.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-522097 size-full\"\/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p><strong>M\u00e9lanie Richoz<br><em>Nani <br><\/em>Editions Slatkine<br>Ao\u00fbt 2023<br>174 pages<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-button\"><a class=\"wp-block-button__link wp-element-button\" href=\"https:\/\/www.payot.ch\/Detail\/nani-melanie_richoz_-9782832112410\">Commander le livre<\/a><\/div>\n<\/div>\n<\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans \u00abNani\u00bb, son nouveau r\u00e9cit, la Fribourgeoise d\u2019adoption d\u00e9crit le quotidien d\u2019une Albanaise victime de violences conjugales. 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