{"id":521792,"date":"2024-01-09T06:00:00","date_gmt":"2024-01-09T05:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/leregardlibre.com\/?p=521792"},"modified":"2024-01-09T06:00:00","modified_gmt":"2024-01-09T05:00:00","slug":"caspar-david-friedrich-le-pinceau-du-romantisme-philosophique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/arts-visuels\/caspar-david-friedrich-le-pinceau-du-romantisme-philosophique\/","title":{"rendered":"Caspar David Friedrich, le pinceau du romantisme philosophique"},"content":{"rendered":"<p class=\"has-drop-cap\"><strong>Caspar David Friedrich, dont la m\u00e9moire est c\u00e9l\u00e9br\u00e9e cette ann\u00e9e, hisse la nature, ce grand Tout dont l\u2019humain n\u2019est qu\u2019un maillon, au rang de contrepoids au rationalisme triomphant. Il se r\u00e9v\u00e8le un penseur de cet antagonisme fondateur de notre modernit\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>L\u2019ann\u00e9e 2024 signera le 250<sup>e<\/sup> anniversaire de la naissance du peintre allemand Caspar David Friedrich. Le natif de Greifswald, au bord de la mer du Nord, est aujourd\u2019hui une c\u00e9l\u00e9brit\u00e9. Plusieurs expositions ont pos\u00e9 les jalons d\u2019une ann\u00e9e jubilaire charg\u00e9e. L\u2019une a eu lieu \u00e0 Winterthour, \u00e0 la Fondation Reinhart, et a ferm\u00e9 ses portes \u00e0 la fin novembre. L\u2019artiste est consid\u00e9r\u00e9 comme le peintre de la nature. Car qui d\u2019autre que lui pourrait mieux que quiconque nous guider dans notre compr\u00e9hension moderne de la nature et de ses myst\u00e8res?<\/p>\n\n\n\n<p>Friedrich fascine l\u2019\u00e8re moderne depuis la fin du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle lorsque, oubli\u00e9 depuis longtemps, il est red\u00e9couvert, avant d\u2019\u00eatre r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 par les nazis qui pensaient avoir aper\u00e7u dans son art le rapport in\u00e9dit \u00e0 la nature qu\u2019ils entendaient faire revivre dans une \u00abal\u00e9manit\u00e9\u00bb \u00e0 leurs yeux authentique. Mais c\u2019est pr\u00e8s d\u2019un si\u00e8cle apr\u00e8s son retour dans le panth\u00e9on des ma\u00eetres de la peinture qu\u2019il s\u2019est d\u00e9finitivement impos\u00e9 comme l\u2019un des interpr\u00e8tes de la subjectivit\u00e9 humaine, confront\u00e9e \u00e0 la grandeur d\u2019une nature harcel\u00e9e par des d\u00e9g\u00e2ts que lui inflige le r\u00e9chauffement climatique.<\/p>\n\n\n\n<p>Or Friedrich, artiste de g\u00e9nie longtemps incompris, n\u2019est pas qu\u2019un peintre. Il est l\u2019un des penseurs du romantisme, dont les champs d\u2019expression couvriront un espace allant de la philosophie \u00e0 la peinture, en passant par la litt\u00e9rature.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Aux sources du romantisme<\/h3>\n\n\n\n<p>A travers la peinture de Friedrich, le romantisme se r\u00e9v\u00e8le dans sa v\u00e9ritable \u00e9paisseur intellectuelle, paradoxalement loin du rayon strictement artistique dans lequel une tradition surtout fran\u00e7aise l\u2019a longtemps confin\u00e9. Friedrich pose sur ses toiles les fondements de la r\u00e9action philosophique que Novalis, Arnim, von Chamisso ou Grimm inaugurent dans leurs vers et leurs contes, pour contrer les avanc\u00e9es des Lumi\u00e8res, ch\u00e8res \u00e0 Voltaire, Diderot ou d\u2019Alembert, et de l\u2019<em>Aufkl\u00e4rung<\/em>, que Kant d\u00e9veloppe en terre germanique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Leurs \u0153uvres pr\u00f4nent un retour \u00e0 l\u2019irrationnel, compris comme l\u2019antagoniste de la raison sacralis\u00e9e des Lumi\u00e8res, et que les po\u00e8tes Keats, Coleridge et Wordsworth, accompagn\u00e9s de leur coll\u00e8gue \u2013 mais aussi peintre \u2013 William Blake, mettent en sc\u00e8ne outre-Manche. Pour les romantiques, l\u2019\u00e2me humaine ne peut se r\u00e9duire \u00e0 sa dimension purement rationaliste, trop r\u00e9ificatrice, trop ass\u00e9chante, trop \u00e9trang\u00e8re en somme \u00e0 une individualit\u00e9 rendue \u00e0 sa propre spontan\u00e9it\u00e9. Surtout, elle doit renouer avec une harmonie transcend\u00e9e par la nature, que le rationalisme aurait d\u00e9chiquet\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le monde doit \u00eatre pens\u00e9 dans son unit\u00e9 et, en elle, l\u2019humain retrouve la pl\u00e9nitude de son Moi, apais\u00e9, r\u00e9concili\u00e9 avec lui-m\u00eame. Cette compr\u00e9hension r\u00e9invent\u00e9e du lien intime qui unit l\u2019individu et la nature doit lui permettre de s\u2019\u00e9panouir en dehors d\u2019une lecture exclusivement centr\u00e9e sur les fonctionnements scientifiquement observables de la physique. Ainsi, le Suisse Troxler, \u00e9l\u00e8ve de Schelling, p\u00e8re d\u2019une philosophie de la nature, imaginera une m\u00e9decine soustraite \u00e0 une approche strictement physiologique. Il se mettra \u00e0 dos la corporation des m\u00e9decins lucernois en affirmant que maintes maladies pouvaient \u00eatre \u00e9vit\u00e9es en a\u00e9rant mieux les logements\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019humain peut ainsi r\u00e9int\u00e9grer le grand Tout dont la raison fanfaronnante l\u2019avait expuls\u00e9! Et cette plong\u00e9e holistique dans la nature englobante constitue pr\u00e9cis\u00e9ment le fil conducteur de l\u2019\u0153uvre de Friedrich. Ses compositions entra\u00eenent l\u2019observateur dans le r\u00e8gne de l\u2019obscurit\u00e9, signe d\u2019un univers o\u00f9 s\u2019estompe le trop visible au profit d\u2019un indistinct nourri par la forte pr\u00e9sence de la for\u00eat. Cette for\u00eat, dans la pens\u00e9e romantique, n\u2019est pas seulement le reflet de la nature dans son organicit\u00e9. Elle est le refuge du Moi assi\u00e9g\u00e9 par une modernit\u00e9 \u00e9touffante, elle prot\u00e8ge, elle rec\u00e8le l\u2019\u00e9nigme du monde, \u00e0 la fois inqui\u00e9tante, comme dans plusieurs contes c\u00e9l\u00e8bres, mais aussi rass\u00e9r\u00e9nante, en rupture avec le monde de la ville, froid, mat\u00e9rialiste. Tous les bannis de la terre y trouvent asile.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le r\u00f4le de la nature chez Friedrich<\/h3>\n\n\n\n<p>Les personnages, dans la peinture de Friedrich, ne sont pas absents. Ils sont au contraire tr\u00e8s pr\u00e9sents, mais se voient replac\u00e9s dans une position de contemplation face \u00e0 la nature, pr\u00e9lude \u00e0 leur r\u00e9int\u00e9gration comme parties du Tout, du \u00abUn\u00bb reconstitu\u00e9. De m\u00eame, ses arbres efflanqu\u00e9s, d\u00e9charn\u00e9s, qui peuplent nombre de ses tableaux doivent \u00eatre compris comme le r\u00e9sultat de leur isolement de la for\u00eat-nature matricielle, livr\u00e9e \u00e0 sa puret\u00e9 originelle. Loin du Tout, on d\u00e9p\u00e9rit\u2026 Les b\u00e2timents, porteurs d\u2019une humanit\u00e9 \u00abd\u00e9-natur\u00e9e\u00bb en quelque sorte, sont rares\u2009; l\u2019individu se voue totalement \u00e0 son immersion dans une nature ferment de son humanit\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Certes apparaissent parfois des ruines ou des \u00e9difices religieux. Surgit subitement une cath\u00e9drale h\u00e9riss\u00e9e de symboles lumineux, comme au c\u0153ur de l\u2019exposition de Winterthour. Mais ces \u00e9difices ne renvoient-ils pas au Moyen Age, p\u00e9riode b\u00e9nite entre toutes par tant de romantiques qui, \u00e0 l\u2019instar de Novalis, y scrutaient l\u2019unit\u00e9 du christianisme d\u2019alors? Selon Friedrich, la r\u00e9forme l\u2019avait lac\u00e9r\u00e9e, ouvrant la porte \u00e0 une atomisation de la soci\u00e9t\u00e9. Cet amour pour le Moyen Age, que l\u2019on retrouvera chez les romantiques fran\u00e7ais comme Hugo, orientera d\u2019ailleurs souvent les romantiques vers une vision d\u2019abord nostalgique du monde, autrefois r\u00e9gi par un ordre providentiel o\u00f9 la libert\u00e9 ne se mesurait point \u00e0 l\u2019aune de l\u2019individu autonome, mais du Tout.<\/p>\n\n\n\n<p>La cath\u00e9drale enrob\u00e9e de lumi\u00e8re, \u0153uvre sans doute inachev\u00e9e, montre aussi autre chose. L\u2019obscurit\u00e9 qui hante tant de tableaux de Friedrich, absorbant les minuscules personnages dans la nature foisonnante, n\u2019est pas omnipr\u00e9sente. Plusieurs \u0153uvres accroch\u00e9es \u00e0 la Fondation Reinhart offrent au regard des perspectives plus contrast\u00e9es. Combien de paysages nocturnes ou assombris par une for\u00eat opaque sont tout \u00e0 coup d\u00e9chir\u00e9s par un puissant rai de lumi\u00e8re, comme le soleil se fraie un chemin \u00e0 travers le ciel nuageux apr\u00e8s un orage. Le romantisme, dans cet \u00e9clair de lumi\u00e8re, se refuse \u00e0 arborer un pessimisme angoissant tout en sublimant la nuit ainsi transperc\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Son c\u00e9l\u00e9brissime <em>Homme sur un rocher face \u00e0 une mer de nuages<\/em> <em>(voir \u00e0 la page pr\u00e9c\u00e9dente)<\/em> parvient \u00e0 condenser tous les th\u00e8mes de Friedrich sans recourir \u00e0 une for\u00eat envahissante. Au contraire, cette \u0153uvre les confirme tout en les subvertissant. L\u2019homme, de dos, admire un paysage englouti dans la n\u00e9bulosit\u00e9 ambiante, mais non depuis un coin du tableau, comme si souvent dans ses \u0153uvres. Submerg\u00e9 par une nature devenue plus claire, il l\u2019observe de haut, la surplombe. Renversement de tendance? L\u2019individu aurait-il subrepticement r\u00e9investi une position cart\u00e9sienne dominant une nature \u00e0 son service? Nullement. Si les ciels bleus sont rares, ils ne sont pas inexistants; l\u00e0 n\u2019est pas la question.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Obscurit\u00e9 et lumi\u00e8re<\/h3>\n\n\n\n<p>Le lien avec l\u2019individu, organique, est r\u00e9tabli d\u2019une fa\u00e7on diff\u00e9rente. L\u2019homme est seul face \u00e0 l\u2019immensit\u00e9 aux contours effac\u00e9s, pr\u00eat \u00e0 se dissoudre en elle. Sa solitude prend sens gr\u00e2ce \u00e0 ces nuages. Il s\u2019agit de voir plus loin que l\u2019imm\u00e9diat, d\u00e9busquer ce qui se cache derri\u00e8re la nuit apparente ou l\u2019oc\u00e9an de brume, avec un \u0153il neuf, lav\u00e9 des miasmes de l\u2019industrie naissante. Le romantisme se veut voyant, il voit au-del\u00e0 du perceptible. L\u2019obscurit\u00e9 n\u2019est pas une fin en soi, elle n\u2019est que l\u2019un des moyens pour signifier \u00e0 l\u2019humain sa juste place dans l\u2019ordre de la nature. Il est vrai que les romantiques conf\u00e9reront \u00e0 celui-ci une puissance qui d\u00e9viera parfois vers un mysticisme exacerb\u00e9, dont certains milieux r\u00e9actionnaires ou r\u00e9volutionnaires \u00e0 la mode totalitaire feront leur miel, ou vers un panth\u00e9isme longtemps reproch\u00e9, par exemple, \u00e0 Schelling, avant sa conversion \u00e0 un catholicisme de stricte observance.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette luminosit\u00e9 jaillissant de l\u2019obscurit\u00e9, si pr\u00e9sente dans l\u2019\u0153uvre de Friedrich, rappelle la volont\u00e9 premi\u00e8re du romantisme. Celui-ci ne veut pas rev\u00eatir les oripeaux de l\u2019anti-progr\u00e8s en soi. S\u2019il entend contredire les Lumi\u00e8res dans leur v\u00e9n\u00e9ration de la raison, il ne s\u2019interdit pas de s\u2019emparer lui aussi de l\u2019id\u00e9e de progr\u00e8s, mais \u00e0 sa fa\u00e7on. Il refuse une acceptation du r\u00e9el subordonn\u00e9 \u00e0 la simple observation clinique des ph\u00e9nom\u00e8nes naturels, mais s\u2019\u00e9chine \u00e0 d\u00e9voiler la r\u00e9alit\u00e9 dans toutes ses dimensions, y compris celles qui \u00e9chapperaient \u00e0 une approche dict\u00e9e par les seules r\u00e8gles de l\u2019intellect. Le cerveau ne peut se couper de sa base sensible, comme l\u2019explique Troxler, auteur de travaux majeurs sur des dysfonctionnements de l\u2019esprit que la raison ne peut analyser, comme le cr\u00e9tinisme ou le somnambulisme.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019aphorisme de Friedrich \u00abdire l\u2019indicible\u00bb fait ainsi \u00e9cho au \u00abmontrer l\u2019invisible\u00bb que Kandinsky proposera bien plus tard, au d\u00e9but du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, dans <em>Du spirituel dans l\u2019art<\/em>. Cette \u00e9poque pr\u00e9c\u00e9dant la grande d\u00e9flagration de 1914 est innerv\u00e9e d\u2019un n\u00e9o-romantisme hostile aux triomphes du capitalisme, ravageur, assimil\u00e9 \u00e0 un retour d\u2019un rationalisme extr\u00eame, m\u00e9prisant l\u2019humain comme la nature, vou\u00e9e aux caprices de la si polluante industrialisation. Se confirme un mouvement visible depuis les ann\u00e9es 1820: \u00e0 un romantisme riv\u00e9 \u00e0 la r\u00e9action, qui d\u00e9bouchera sur le nationalisme, r\u00e9pond aussi un autre romantisme anticapitaliste, puisant dans ses racines anarchistes et pr\u00e9-socialistes, o\u00f9 ce n\u2019est plus la nation qui repr\u00e9sente le nouveau \u00abGrand Tout\u00bb, mais les individus.<\/p>\n\n\n\n<p>Jusqu\u2019aux ann\u00e9es 70 du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, lorsque l\u2019ascension du mouvement \u00e9cologiste remettra la nature sur le devant des pr\u00e9occupations d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 obs\u00e9d\u00e9e par les taux de croissance de son \u00e9conomie. Elle ach\u00e8vera de restituer \u00e0 Friedrich sa place au firmament de l\u2019histoire de l\u2019art\u2026 La nature, apr\u00e8s la fin des \u00abTrente glorieuses\u00bb, est redevenue un objet hautement politique. Mais le retour de Friedrich d\u00e9montre qu\u2019aujourd\u2019hui, comme il y a deux si\u00e8cles, notre horizon politique reste d\u00e9termin\u00e9 par le conflit entre rationalisme et romantisme, et que le champ politique s\u2019est construit, et reconstruit, autour de lui, en qu\u00eate permanente de synth\u00e8ses sans cesse r\u00e9invent\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Olivier Meuwly<\/strong> est historien. Sp\u00e9cialiste du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle helv\u00e9tique, il est l\u2019auteur de nombreux essais sur la d\u00e9mocratie directe, le lib\u00e9ralisme et les partis politiques suisses.<\/em><\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">Vous venez de lire un article publi\u00e9 dans notre \u00e9dition papier (<strong><a href=\"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/cpt-editions\/le-regard-libre-n102-dossier-monde-rural\/\"><em>Le Regard Libre<\/em>&nbsp;N\u00b0102<\/a>)<\/strong>.<\/h6>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile\" style=\"grid-template-columns:17% auto\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/zauber-der-stille-621x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-521798 size-full\"\/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p><strong>Florian Illies<\/strong><br><strong><em>Zauber der Stille. Caspar David Friedrichs Reise durch die Zeiten<\/em><\/strong><br><strong>S. Fischer<\/strong><br><strong>Octobre 2023<\/strong><br><strong>256 pages<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-button\"><a class=\"wp-block-button__link wp-element-button\" href=\"https:\/\/www.orellfuessli.ch\/shop\/home\/artikeldetails\/A1068447147\">Commander le livre<\/a><\/div>\n<\/div>\n<\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Caspar David Friedrich, dont la m\u00e9moire est c\u00e9l\u00e9br\u00e9e cette ann\u00e9e, hisse la nature, ce grand Tout dont l\u2019humain n\u2019est qu\u2019un maillon, au rang de contrepoids au rationalisme triomphant. 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