{"id":48635,"date":"2022-05-19T06:00:00","date_gmt":"2022-05-19T04:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/leregardlibre.com\/?p=48635"},"modified":"2022-05-19T06:00:00","modified_gmt":"2022-05-19T04:00:00","slug":"la-suisse-neutre-au-niveau-linguistique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/histoire\/la-suisse-neutre-au-niveau-linguistique\/","title":{"rendered":"La Suisse: neutre au niveau linguistique?"},"content":{"rendered":"<p><em><a href=\"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/product\/le-regard-libre-no-85-dossier-suisse\/\">Le Regard Libre N\u00b0 85<\/a><\/em> <em>\u2013 <a href=\"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/tag\/erica-berazategui\/\">Erica Berazategui<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Dossier&nbsp;<a href=\"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/tag\/dossier-suisse\/\">\u00abLa Suisse, d\u00e9finition\u00bb<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\"><strong>Au milieu de ses voisins monolingues, la Suisse quadrilingue fait exception et soul\u00e8ve r\u00e9guli\u00e8rement de nombreuses questions. Cette situation linguistique unique est pourtant le simple fruit de l\u2019histoire et d\u2019une politique quasiment d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9e (mais bien existante!) depuis de nombreux si\u00e8cles \u00e0 l\u2019\u00e9gard des langues parl\u00e9es sur le territoire.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more Lire l\u2019analyse (abonn\u00e9s)-->\n\n\n\n<p>Si l\u2019on observe depuis plusieurs si\u00e8cles une fort penchant des Etats nouvellement souverains \u00e0 tendre, notamment au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, vers l\u2019unilinguisme, certaines exceptions sortiront toujours du lot. En Europe par exemple, on retrouve dix pays, comme la Bosnie-Herz\u00e9govine ou Malte, officiellement plurilingues, sur un total de 46 pays. Parmi eux, la Suisse, qui compte aujourd\u2019hui trois langues officielles, l\u2019allemand, le fran\u00e7ais et l\u2019italien, et quatre langues nationales: les trois officielles et le romanche. Sans grande surprise, ces situations de multilinguisme s\u2019expliquent toujours par des raisons politiques: Malte a par exemple longtemps \u00e9t\u00e9 une colonie britannique, ce qui explique la pr\u00e9sence du maltais et de l\u2019anglais au sein de ce pays.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les langues rel\u00e8vent des peuples<\/h3>\n\n\n\n<p>Pour ce qui est de la Suisse, la situation de plurilinguisme actuel s\u2019explique par une multitude de facteurs qui font de cet Etat un cas exclusif, linguistiquement parlant. Avant la signature, le 1er ao\u00fbt 1291, du Pacte f\u00e9d\u00e9ral, les fluctuations linguistiques sur l\u2019actuel territoire suisse s\u2019expliquent par la pr\u00e9sence de peuples envahisseurs provenant de diff\u00e9rentes r\u00e9gions linguistiques. Ce sont cependant bien les mouvements des populations en eux-m\u00eames (et donc la cohabitation et l\u2019adaptation mutuelle des langues en question), et non pas une forme d\u2019assujettissement linguistique, qui ont men\u00e9 \u00e0 des modifications des pratiques langagi\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>Sous domination romaine, les peuples de l\u2019actuel territoire helv\u00e9tique adoptent peu \u00e0 peu la langue des vainqueurs, sans qu\u2019elle n\u2019ait jamais \u00e9t\u00e9 impos\u00e9e, afin de conserver une forme de pouvoir et de contr\u00f4le: il faudra alors entre quatre et six si\u00e8cles pour observer une latinisation de la r\u00e9gion. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne donnera place au gallo-roman, une forme de latin impr\u00e9gn\u00e9 de la langue gauloise (aussi appel\u00e9e langue celtique), auparavant parl\u00e9e, qui finira par dispara\u00eetre enti\u00e8rement. Pour les quelques si\u00e8cles suivant la chute de l\u2019Empire romain, les populations qui s\u2019\u00e9tablissent \u00e0 l\u2019ouest et au sud du territoire n\u2019auront pas d\u2019impact notable sur les habitudes linguistiques. Ces populations adoptent la langue de la r\u00e9gion, soit un semblant de latin, tandis que les peuplades qui s\u2019\u00e9tablissent entre le Nord et l\u2019Est germanisent ces r\u00e9gions.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s lors, les pratiques linguistiques des r\u00e9gions latines se transforment peu \u00e0 peu en parlers franco-proven\u00e7aux (sauf l\u2019actuelle r\u00e9gion jurassienne, qui constitue un cas \u00e0 part), pour aboutir au fran\u00e7ais. Les r\u00e9gions germaniques voient quant \u00e0 elles l\u2019apparition de variantes <em>al\u00e9maniques<\/em> \u2013 avant de d\u00e9finir ce qui est propre \u00e0 la partie allemande de la Suisse, ce terme d\u00e9termine l\u2019ensemble des langues qui ont pris forme dans le territoire au sein duquel les Alamans se sont \u00e9tabli vers le VI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle de notre \u00e8re. C\u2019est ainsi qu\u2019une fronti\u00e8re linguistique appara\u00eet, qui ne pr\u00e9sente que de tr\u00e8s faibles diff\u00e9rences avec l\u2019actuel <em>R\u00f6stigraben<\/em>. Quant \u00e0 l\u2019existence des territoires romanches et italophones, elle s\u2019explique simplement par la pr\u00e9sence de peuples pratiquant respectivement des langues issues du groupe rh\u00e9to-roman et gallo-italique au cours du Moyen Age.<\/p>\n\n\n\n<p>Les quatre langues officielles en Suisse sont toutes issues de la grande famille des langues indo-europ\u00e9ennes: les langues filles pr\u00e9sentes au sein de cette famille affichent de nombreux traits linguistiques dont la proximit\u00e9 est remarquable. Au sein de cette grande famille, on retrouve d\u2019autres sous-groupe, dont les langues germaniques et romanes. L\u2019allemand est issu des langues germaniques et le fran\u00e7ais, l\u2019italien et le romanche sont issus des langues romanes. Ensuite, ces quatre langues se divisent en vari\u00e9t\u00e9s et se transforment en dialectes, pour donner lieu aux diff\u00e9rents parlers de notre territoire qui cohabitent avec les diff\u00e9rentes langues import\u00e9es pour diverses raisons. Les langues romanes et les langues al\u00e9maniques n\u2019\u00e9taient alors pas en contact direct durant le Moyen Age: il faudra attendre des si\u00e8cles pour que ces territoires linguistiques se confrontent.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Une politique linguistique unique<\/h3>\n\n\n\n<p>La suite de l\u2019histoire linguistique helv\u00e9tique est alors relativement simple. Les trois premiers cantons helv\u00e9tiques \u00e0 s\u2019unir sont certes germanophones, mais c\u2019est simplement le cours de l\u2019histoire et une politique territoriale d\u00e9centralis\u00e9e m\u00ealant alliances et baillages qui ont fait que des territoires respectivement francophones, italophones et romanchophones \u2013 r\u00e9sultant de mouvements de population cit\u00e9s plus haut \u2013 rejoindront peu \u00e0 peu la Conf\u00e9d\u00e9ration helv\u00e9tique. Pour l\u2019actuel canton du Tessin par exemple, les diff\u00e9rentes communes sont sujets de cantons al\u00e9maniques; elles s\u2019agr\u00e8geront en canton par la suite. \u00abL\u2019annexion\u00bb de ces territoires aurait toutefois pu modifier radicalement le cours de l\u2019histoire. En effet, m\u00eame si dans une majorit\u00e9 d\u2019autres cas plausibles, l\u2019autorit\u00e9 sup\u00e9rieure aurait tr\u00e8s certainement tent\u00e9 de modifier, ou du moins d\u2019influencer, la langue parl\u00e9e par la population, il n\u2019en est rien pour la Conf\u00e9d\u00e9ration suisse. Ainsi, le souverain s\u2019adresse aux sujets dans leur langue, et ce fonctionnement ne soul\u00e8ve que tr\u00e8s rarement des questions.<\/p>\n\n\n\n<p>Une tentative de modification linguistique a toutefois lieu, mais se solde par un \u00e9chec. Il s\u2019agit du canton de Fribourg: premier canton francophone \u00e0 rejoindre la Conf\u00e9d\u00e9ration, ce territoire pr\u00e9sente plusieurs facteurs int\u00e9ressants. D\u2019abord, en 1451, date de son adh\u00e9sion, il n\u2019est pas officiellement bilingue, bien qu\u2019une majorit\u00e9 de la population soit francophone. Ce bilinguisme est tout \u00e0 fait tol\u00e9r\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 ce que les autorit\u00e9s de Fribourg elles-m\u00eames, et non pas comme on pourrait s\u2019y attendre des cantons souverains, tentent de mener une politique linguistique active d\u2019\u00e9radication du fran\u00e7ais. Le but? Prouver son caract\u00e8re al\u00e9manique et, par la m\u00eame occasion, sa l\u00e9gitimit\u00e9 \u00e0 int\u00e9grer la Conf\u00e9d\u00e9ration. Radicale, cette politique de germanisation interdit par exemple le chant en fran\u00e7ais. Les citoyens ne suivent pas les injonctions des autorit\u00e9s: les pratiques linguistiques sont alors conserv\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un pays officiellement trilingue<\/h3>\n\n\n\n<p>Quoique diverses m\u00e9saventures aient secou\u00e9 les territoires limitrophes de la Suisse, les habitudes linguistiques n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 bouscul\u00e9es au-del\u00e0 d\u2019une \u00e9volution naturelle, propre au langage humain \u2013 pensons par exemple \u00e0 la R\u00e9volution fran\u00e7aise qui a boulevers\u00e9 les habitudes linguistiques de nos voisins. Au niveau politique, les fluctuations sur le territoire helv\u00e9tique m\u00e8nent \u00e0 une nouvelle d\u00e9mocratisation qui, elle-m\u00eame, m\u00e8ne \u00e0 l\u2019\u00e9mergence de l\u2019Etat f\u00e9d\u00e9ral Suisse en 1848. Le premier projet de Constitution de 1847 ne comporte \u00e9trangement aucune disposition \u00e0 propos des langues de Suisse: c\u2019est le nouveau texte de 1848 qui officialise le statut trilingue du pays et qui place les trois langues sur un pied d\u2019\u00e9galit\u00e9. Le romanche est pourtant bien parl\u00e9 \u00e0 l\u2019Est: bien qu\u2019accept\u00e9, il n\u2019est pas reconnu. D\u00e8s lors, la Suisse ne se base pas comme la grande majorit\u00e9 des pays europ\u00e9ens sur le principe d\u2019unit\u00e9 de la langue.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant au romanche, c\u2019est plus tard qu\u2019il acquiert le statut de langue nationale, sans pour autant devenir une langue officielle. La diff\u00e9rence, \u00e0 quelques nuances pr\u00e8s, tient au fait que les actes administratifs sont d\u2019office disponibles dans les trois langues nationales, tandis qu\u2019elle est disponible sur demande en romanche. C\u2019est \u00e0 92% de voix lors d\u2019un r\u00e9f\u00e9rendum en 1938 que la population suisse se prononce en faveur de ce changement \u2013 ce r\u00e9f\u00e9rendum est par ailleurs l\u2019un de ceux ayant obtenu le plus de oui jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent! Pourquoi d\u2019ailleurs un soudain scrutin? La peur d\u2019une menace de l\u2019Italie fasciste, qui souhaitait reconna\u00eetre le romanche comme un dialecte italien. Les Suisses ont ainsi \u00e9t\u00e9 pouss\u00e9s \u00e0 se positionner face \u00e0 cette langue, bien que parl\u00e9e en minorit\u00e9. Il faudra attendre 1999 pour que la Suisse devienne presque quadrilingue en octroyant au romanche un statut \u00absemi-officiel\u00bb, \u00e0 travers une modification de la Constitution f\u00e9d\u00e9rale. L\u2019article, accept\u00e9 par le peuple, pr\u00e9cise: \u00abLe romanche est aussi langue officielle pour les rapports que la Conf\u00e9d\u00e9ration entretient avec les personnes de langue romanche.\u00bb Un enjeu, on le voit, avant tout identitaire et donc symbolique.<\/p>\n\n\n\n<p>Encore aujourd\u2019hui, la Suisse m\u00e8ne une politique linguistique sp\u00e9cifique \u00e0 bien des \u00e9gards: le simple fait de compter quatre langues nationales l\u2019oblige bien s\u00fbr \u00e0 se positionner diff\u00e9remment que ses voisins par rapport \u00e0 sa situation linguistique. En comparaison avec l\u2019Allemagne, qui comme la Conf\u00e9d\u00e9ration helv\u00e9tique m\u00e8ne une politique globale de non-intervention \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la langue et de ses dialectes, la Suisse compte tout de m\u00eame un certain nombre de dispositions l\u00e9gales \u00e0 ce sujet. L\u2019id\u00e9e \u00e9tant de prot\u00e9ger l\u2019\u00e9tat actuel (et naturel) des langues \u2013 et non pas une forme de <em>puret\u00e9<\/em> de la langue, comme c\u2019est le cas en France. En effet, \u00e0 travers son histoire, ce pays a men\u00e9 diverses politiques linguistiques pour finalement toujours aboutir \u00e0 une volont\u00e9 d\u2019unification des diff\u00e9rents parlers du territoire fran\u00e7ais. Un ph\u00e9nom\u00e8ne toujours d\u2019actualit\u00e9 en un sens, puisque l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise est intimement li\u00e9e au gouvernement en place. Elle joue un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant au sein de la politique linguistique actuelle, contrairement \u00e0 la <em>Deutsche Akademie f\u00fcr Sprache und Dichtung<\/em> (pour la langue allemande) et \u00e0 l\u2019<em>Accademia della Crusca<\/em> (pour la langue italienne), qui ne sont pas centrales. Leur nombre de repr\u00e9sentants est moindre en comparaison avec l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise et leurs buts sont bien diff\u00e9rents.<\/p>\n\n\n\n<p>De mani\u00e8re tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9rale, on observe aujourd\u2019hui \u2013 depuis quelques d\u00e9cennies d\u00e9j\u00e0 \u2013 de plus en plus de pr\u00e9occupations linguistiques de la part des Etats. La langue occupe une place toujours plus importante au niveau politique. A ce niveau-l\u00e0, il semblerait que la Suisse soit un bon exemple \u00e0 suivre pour remettre en cause certaines \u00e9vidences associ\u00e9es \u00e0 la langue: par exemple, les fronti\u00e8res politiques de notre pays ne co\u00efncident pas avec les fronti\u00e8res linguistiques, comme c\u2019est tr\u00e8s fr\u00e9quemment le cas. Cela pousse \u00e0 penser que la ou les langues d\u2019un pays ne sont pas propres \u00e0 un pouvoir en place, mais appartiennent en quelque sorte uniquement aux personnes qui en sont locutrices. Et ce, partout \u00e0 travers le monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Cr\u00e9dit photo: \u00a9 Pixabay <\/p>\n\n\n\n<p><em>Ecrire \u00e0 l\u2019auteure: <a href=\"mailto:erica.berazategui@leregardlibre.com\">erica.berazategui@leregardlibre.com<\/a><\/em><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>DOSSIER\u00a0\u00abLA SUISSE, DEFINITION\u00bb, Erica Berazategui | Au milieu de ses voisins monolingues, la Suisse quadrilingue fait exception et soul\u00e8ve r\u00e9guli\u00e8rement de nombreuses questions. 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