{"id":45645,"date":"2022-02-05T11:46:18","date_gmt":"2022-02-05T10:46:18","guid":{"rendered":"https:\/\/leregardlibre.com\/?p=45645"},"modified":"2022-02-05T11:46:18","modified_gmt":"2022-02-05T10:46:18","slug":"villa-royale-le-premier-roman-petillant-de-talent-dune-lausannoise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/litterature\/villa-royale-le-premier-roman-petillant-de-talent-dune-lausannoise\/","title":{"rendered":"\u00abVilla royale\u00bb: le premier roman p\u00e9tillant de talent d\u2019une Lausannoise"},"content":{"rendered":"<p><em>Article in\u00e9dit \u2013<\/em> <em><a href=\"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/tag\/quentin-perissinotto\/\">Quentin Perissinotto<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\"><strong><em>Villa royale <\/em>marque l\u2019entr\u00e9e en litt\u00e9rature d\u2019une jeune auteure lausannoise. Et la marque de fort belle fa\u00e7on! Si le titre peut laisser penser \u00e0 une suite de r\u00e9ceptions-cocktails cossues, de lustres miroitants et de d\u00e9roulements de tapis rouges, il n\u2019en est rien. Emmanuelle Fournier-Lorentz nous emm\u00e8ne dans le sillage d\u2019une fratrie qui chavire de ville en ville, cherchant \u00e0 fuir \u00e0 tout prix le souvenir de la mort de leur p\u00e8re. Que ce soit sous le tropique du Capricorne ou dans la froideur du 15<sup>e<\/sup> arrondissement de Paris, le soleil \u00e9claire peut-\u00eatre sous un autre angle, mais projette toujours les m\u00eames ombres.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more Lire la critique (en libre acc\u00e8s)-->\n\n\n\n<p id=\"la-publication-d-un-premier-roman-est-toujours-une-chose-speciale-pour-un-auteur-encore-plus-si-celle-ci-se-fait-chez-gallimard-surtout-qu-habituellement-pour-entrevoir-une-lausannoise-dans-la-blanche-il-faut-plutot-lorgner-du-cote-du-quartier-de-chaudron-ce-qui-frappe-d-emblee-avec-villa-royale-c-est-la-voix-une-voix-qui-s-impose-sans-en-faire-trop-qui-se-glisse-subrepticement-sur-les-mots-et-qui-porte-le-recit-ou-mieux-le-berce-presque-timidement-l-air-de-rien-occupant-tout-et-derriere-les-rares-silences-la-fuite-un-beau-soir-en-plein-milieu-d-une-chamaillerie-entre-freres-et-soeurs-la-mere-annonce-brusquement-a-charles-victor-et-palma-leur-prochaine-destination-ce-sera-la-reunion-tout-cela-deux-ou-trois-mois-seulement-apres-la-mort-du-pere-il-faut-trancher-a-vif-l-existence-palma-la-narratrice-dira-j-etais-moi-heureuse-de-sentir-une-odeur-enivrante-perverse-bien-plus-violente-que-ma-tristesse-l-odeur-de-la-fuite\">La publication d\u2019un premier roman est toujours une chose sp\u00e9ciale pour un auteur. Encore plus si celle-ci se fait chez Gallimard! Surtout qu\u2019habituellement, pour entrevoir une Lausannoise dans la \u00abBlanche\u00bb, il faut plut\u00f4t lorgner du c\u00f4t\u00e9 du quartier de Chauderon. Ce qui frappe d\u2019embl\u00e9e avec <em>Villa royale<\/em>, c\u2019est la voix. Une voix qui s\u2019impose sans en faire trop, qui se glisse subrepticement sur les mots et qui porte le r\u00e9cit ou mieux, le berce. Presque timidement, l\u2019air de rien, occupant tout. Et derri\u00e8re les rares silences, la fuite. Un beau soir, en plein milieu d\u2019une chamaillerie entre fr\u00e8res et s\u0153urs, la m\u00e8re annonce brusquement \u00e0 Charles, Victor et Palma leur prochaine destination: ce sera La R\u00e9union. Tout cela deux ou trois mois seulement apr\u00e8s la mort du p\u00e8re. Il faut trancher \u00e0 vif l\u2019existence. Palma, la narratrice, dira: \u00abJ\u2019\u00e9tais, moi, heureuse de sentir une odeur enivrante, perverse, bien plus violente que ma tristesse: l\u2019odeur de la fuite.\u00bb<\/p>\n\n\n\n\n\n<p>D\u00e8s le d\u00e9part, cette fuite g\u00e9ographique se transformera en fuite existentielle; car s\u2019ils tra\u00eenent ce drame familial dans leurs valises, les enfants ne comprennent cependant pas l\u2019acharnement de leur m\u00e8re \u00e0 vouloir les d\u00e9rober au quotidien. De fugitifs ils sont pass\u00e9s \u00e0 nomades: nomades des lieux, nomades de leur propre vie. Apr\u00e8s La R\u00e9union, Paris, une br\u00e8ve halte \u00e0 Marseille, puis Esacamdur et Montpellier; les appartements miteux s\u2019encha\u00eenent, les routes aussi, les villes d\u00e9filent et les r\u00eaves se d\u00e9chirent. En suivant la fuite, on arrive au carrefour des questions: \u00e0 quoi se r\u00e9sume la vie? Comment se projeter dans l\u2019avenir quand tout \u00e9clate d\u2019un battement d\u2019ailes? La m\u00e8re ne leur demande jamais leur avis, ne les informe jamais, elle d\u00e9cide \u00e0 la h\u00e2te de ce qui est le mieux pour tous. L\u2019amour maternel est dans cette histoire une confiscation des id\u00e9aux.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00abUne famille courant apr\u00e8s on ne savait quoi, une famille en fuite. Et n&rsquo;est-ce pas le propre de l\u2019existence: refaire, par des moyens d\u00e9vi\u00e9s et qu&rsquo;on ne ma\u00eetrise pas, ce que l&rsquo;on a v\u00e9cu durant son enfance? Le refaire pour toujours, \u00e0 vie, incapable d&rsquo;y \u00e9chapper, condamn\u00e9 encore et encore. Incontestablement, il y avait chez nous un g\u00e8ne, une esp\u00e8ce de folie; peut-\u00eatre \u00e9tait-elle dans ma famille depuis des g\u00e9n\u00e9rations. Elle permettait ce qui \u00e0 mes yeux valait de l\u2019or: la possibilit\u00e9 d&rsquo;une vie que peu de monde a \u00e9crite, et qui s&rsquo;efface sous vos pas si vous essayez de la regarder \u00e0 travers le prisme d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 bien \u00e9tablie. Locataires heureux d&rsquo;une tour d&rsquo;ivoire, propri\u00e9taires d&rsquo;un jardin de sable, qu&rsquo;importe.\u00bb<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"les-enfants-ces-marins-de-la-nostalgie\"><strong>Les enfants, ces marins de la nostalgie<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>N\u00e9anmoins, les protagonistes du roman ont beau s\u2019\u00e9chapper toujours plus loin, sans laisser de traces, ils ne parviennent pas \u00e0 se d\u00e9faire du fant\u00f4me du souvenir paternel. Ils semblent courir \u00e0 perdre haleine, \u00e0 perdre tout afin que rien ne s\u2019accroche \u00e0 eux. Mais noyer le pass\u00e9 dans l\u2019agitation ne fonctionne jamais. \u00abDemande-moi qui je fus, j\u2019te dirai qui je fuis\u00bb, <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=HgB4kT0fMfw\">dirait le rappeur M\u00e9dine<\/a>. Cette obsession de la m\u00e8re \u00e0 enfouir le pass\u00e9 sous des tapis toujours plus \u00e9pais conduit in\u00e9vitablement \u00e0 la r\u00e9volte, docile au d\u00e9part, des enfants. Le roman amorce avec cela un virage tr\u00e8s int\u00e9ressant et d\u00e9peint cette mouvance entre la perte de l\u2019enfance et le devenir adulte. Charles, Victor et Palma ont des caract\u00e8res tr\u00e8s diff\u00e9rents et leur r\u00e9bellion prend naturellement des formes oppos\u00e9es. Palma, la narratrice, est la plus jeune et la plus calme. Alors, pour lutter contre le r\u00e9el oppressant et bien souvent incompr\u00e9hensible, elle raconte des histoires. Ainsi, ce qui a toujours \u00e9t\u00e9 tu dispara\u00eet.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00abD&rsquo;un coup d&rsquo;\u0153il, j&rsquo;ai v\u00e9rifi\u00e9 que Victor non plus n&rsquo;\u00e9tait pas triste de s&rsquo;en aller. Malgr\u00e9 le bruit des livres qui s&rsquo;\u00e9crasaient au fond des sacs et le fait que nous faisions tout pour ne pas croiser le regard furieux de ma m\u00e8re, il arborait un air lumineux et \u00e9berlu\u00e9, celui des gens que l&rsquo;on rencontre par hasard en pleine nuit, ivres et \u00e9chevel\u00e9s, des gens que l&rsquo;on n&rsquo;a pas vus depuis dix ans et contre lesquels on se cogne dans les rues d&rsquo;une ville \u00e9trang\u00e8re.\u00bb<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n\n\n<p>Une chose \u00e9tonne pourtant: cette m\u00e8re qui orchestre tout le r\u00e9cit n\u2019est jamais nomm\u00e9e; cette pr\u00e9sence sourde r\u00e9pond \u00e0 l\u2019absence stridente du p\u00e8re. Deux horizons qui se coupent en dehors de l\u2019\u00e9cran. Deux lignes \u00e9vanescentes qui sous-tendent le r\u00e9cit. Si cette famille \u00e9tait une photographie, elle serait un argentique perfor\u00e9 de z\u00e9brures d\u2019o\u00f9 percerait une lumi\u00e8re. Mais une lumi\u00e8re qui se parerait de blafard sur les bords, puisque la folie nimbe le personnage maternel, qui dira qu\u2019il \u00abvaut \u00eatre folle parfois: de longues plages d\u2019absence o\u00f9 le r\u00e9el ne fait jamais irruption.\u00bb Ainsi, la jeune famille aura pour lourde dette morale de choisir constamment entre traquer ou fuir la Furie qui ondule. Avec beaucoup de d\u00e9licatesse et de pudeur, l\u2019auteure construit un r\u00e9cit fait d\u2019ellipses, de halos lumineux et de myst\u00e8res \u00e0 percer.<\/p>\n\n\n\n<form method=\"post\" action=\"https:\/\/newsletter.infomaniak.com\/external\/submit\" class=\"inf-form\" target=\"_blank\"><input type=\"email\" name=\"email\" style=\"display:none\"><input type=\"hidden\" name=\"key\" value=\"eyJpdiI6IlZXRVJGMlRGQUU2alNqUE81bitIUk5adnNVa0c4MllFTStzOHdHT1FQZ3c9IiwidmFsdWUiOiJIYzhwMUVCK1pTNnlhY3MyMmhuZlhReWJqemEwNk93blMxTjFHc0s2VHZrPSIsIm1hYyI6ImVhYTQ5N2I1M2NiYWE4NzBmNjk2NzgzYjliM2Y5NmYzM2E2ZmU3NGQxNTU1ZDFkMTU1MzY5NTdjYjE3ZTJmNTUifQ==\"><input type=\"hidden\" name=\"webform_id\" value=\"7291\"><style> .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff{ background-color:#f5f5f5; padding:25px 20px; margin:25px auto; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-content { margin-top:13px;} .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff h4, .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff span, .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff label, .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff input, .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-submit, .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-success p a { color:#555555; font-size:14px; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff h4{ font-size:18px; margin:0px 0px 13px 0px; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff h4, .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff label{ font-weight:bold; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-input { margin-bottom:7px; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff label { display:block;} .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff input{ height:35px; color:#999999; border: 1px solid #E9E9E9; border:none; padding-left:7px; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-input.inf-error label, .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-input.inf-error span.inf-message{ color: #cc0033; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-input.inf-error input{ border: 1px solid #cc0033; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-input input { width:100%;} .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-input.inf-error span.inf-message { display: block; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-submit { text-align:right;} .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-submit input{ background-color:#777777; color:#ffffff; border:none; font-weight: normal; height:auto; padding:7px; } .inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff .inf-submit input.disabled{ opacity: 0.4; } .inf-btn { color: rgb(85, 85, 85); border: medium none; font-weight: normal; height: auto; padding: 7px; display: inline-block; background-color: white; box-shadow: 0px 1px 1px rgba(0, 0, 0, 0.24); border-radius: 2px; line-height: 1em; } .inf-rgpd { margin:25px 0px 15px 0px; color:#555555; } <\/style> <div class=\"inf-main_3000311ca56a1cb93397bc676c0b7fff\"> <h4>NEWSLETTER DU REGARD LIBRE<\/h4> <span>Recevez nos articles chaque dimanche.<\/span> <div class=\"inf-success\" style=\"display:none\"> <h4>Votre inscription \u00e0 notre infolettre hebdomadaire a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e avec succ\u00e8s !<\/h4> <p> <a href=\"\/en\/\" class=\"inf-btn\">\u00ab<\/a> <\/p> <\/div> <div class=\"inf-content\"> <div class=\"inf-input inf-input-text\"> <input type=\"text\" name=\"inf[1]\" data-inf-meta=\"1\" data-inf-error=\"Merci de renseigner une adresse email\" required=\"required\" placeholder=\"Email\"> <\/div> <div class=\"inf-submit\"> <input type=\"submit\" name=\"\" value=\"S\u2019inscrire\"> <\/div> <\/div> <\/div> <\/form>\n\n\n\n<p>Les sujets graves, \u00e9mouvants et parfois dramatiques que traite Emmanuelle Fournier-Lorentz n\u2019alourdissent cependant pas le roman de pathos. Au contraire, l\u2019insouciance des enfants et leur sarcasme, Palma la premi\u00e8re, donnent lieu \u00e0 des moments tr\u00e8s dr\u00f4les et cocasses, comme la rencontre d\u2019un marcassin sur une aire d\u2019autoroute. <em>Villa royale<\/em> est port\u00e9 par une \u00e9criture solaire, touchante, \u00e0 la fois m\u00e9lancolique et nostalgique, mais toujours all\u00e8gre, ce qui ne laisse aucune place au marasme. C\u2019est un roman qui dit les grands questionnements de l\u2019existence, les drames humains et la perte de l\u2019innocence sous des airs faussement d\u00e9sinvoltes. Un roman vaporeux, myst\u00e9rieux, un peu comme une bouteille de champagne transport\u00e9e toute une journ\u00e9e dans le coffre d\u2019une voiture: une fois ouverte, on ne sait pas si elle va nous arroser de douceur ou nous p\u00e9ter \u00e0 la gueule.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00abIl y avait eu quelque chose de d\u00e9finitif dans ce drame qui nous avait marqu\u00e9s au fer rouge, et comme les chats, en \u00e9tat d&rsquo;alerte constante, nous craignions toute proximit\u00e9 avec la r\u00e9alit\u00e9, avec les petits quotidiens o\u00f9 chaque geste est connu et millim\u00e9tr\u00e9. Parce que c&rsquo;est dans cet engourdissement, dans cette br\u00e8che particuli\u00e8re de la vie que se glissent sans que l&rsquo;on s&rsquo;en aper\u00e7oive des voiles qui se d\u00e9chirent, des drames dont on garde \u00e0 jamais l&#8217;empreinte et qui nous laissent \u00e0 vif. C&rsquo;est l\u00e0 que les morts meurent pour toujours.\u00bb<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p><em>Ecrire \u00e0 l\u2019auteur:&nbsp;<a href=\"mailto:quentin.perissinotto@leregardlibre.com\">quentin.perissinotto@leregardlibre.com<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Cr\u00e9dit photo: \u00a9 Quentin Perissinotto pour<em><a href=\"https:\/\/leregardlibre.sandbox-novadev.ch\/en\/\">&nbsp;Le Regard Libre<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile\" style=\"grid-template-columns:38% auto\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/leregardlibre.com\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/Villa.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-45651 size-full\"\/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p id=\"emmanuelle-fournier-lorentzvilla-royale-editions-gallimard-2022-262-pages\"><strong>Emmanuelle Fournier-Lorentz<br><em>Villa royale <br><\/em>Editions Gallimard <br>2022 <br>262 pages<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-button\"><a class=\"wp-block-button__link\" href=\"https:\/\/www.payot.ch\/Detail\/villa_royale-emmanuelle_fournier_lorentz-9782072940484\">Commander le livre<\/a><\/div>\n<\/div>\n<\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article in\u00e9dit \u2013 Quentin Perissinotto Villa royale marque l\u2019entr\u00e9e en litt\u00e9rature d\u2019une jeune auteure lausannoise. 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